ActualitésAnimaux domestiquesCorrida à Palavas-les-Flots : One Voice demande sa suspension le 23 septembre au tribunal de Montpellier  

One Voice22 septembre 20262 min

Le 10 octobre, Palavas-les-Flots veut faire mettre à mort des taureaux dans ses arènes, dix ans après la dernière corrida organisée sur son sol. En France, ces mises à mort n’échappent au code pénal que là où subsiste une « tradition locale ininterrompue ». À Palavas, elle est éteinte. Représentée par Me Thouy, aux côtés du Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC), One Voice a saisi le tribunal administratif de Montpellier pour faire suspendre ce spectacle. L’audience se tiendra le mercredi 23 septembre à 9 heures. 

Un taureau lâché dans une arène, harcelé, piqué à la lance, transpercé de banderilles plantées dans le dos jusqu’à ce que son encolure ne se relève plus. Affaibli méthodiquement, jusqu’à l’épuisement. Puis tué à l’épée, devant des gradins qui applaudissent. Six taureaux peuvent mourir ainsi en un après-midi. Voilà ce que Palavas-les-Flots cautionne et veut réinstaurer. 

L’article 521-1 du code pénal punit les sévices graves et les actes de cruauté envers les animaux, et ne réserve d’exception qu’aux territoires où existe une tradition locale ininterrompue. Palavas n’en relève plus : aucune corrida n’y a été organisée depuis 2016, et les organisateurs le disent eux-mêmes en vantant un « retour » après dix ans d’absence, avec une vedette espagnole annoncée pour son unique apparition française de l’année. À quelques kilomètres, à Pérols, la corrida est définitivement interdite : la cour administrative d’appel de Toulouse a confirmé, le 3 octobre 2025, qu’une commune où ces spectacles ne sont plus tenus ne peut plus invoquer l’exception, sa culture taurine fût-elle réelle. Et le 18 mai dernier, le tribunal administratif de Bordeaux suspendait, à notre demande, la corrida programmée à La Brède, en Gironde. 

Les images de notre enquête sur la corrida de Céret, publiées en juillet 2025, montrent ce que la mise en scène dissimule : un déchaînement de violence d’une cruauté indicible. Trois Français sur quatre déclarent s’opposer à la corrida. 

« La corrida est l’une des dernières pratiques à échapper à la condamnation pour actes de cruauté, au seul motif qu’on la nomme tradition. À Palavas, cette tradition est éteinte depuis dix ans : ce que l’on veut rouvrir, ce n’est pas une coutume, c’est une arène. Nous ne laisserons pas le sang des taureaux couler à nouveau. » Muriel Arnal, présidente de One Voice. 

Le 23 septembre, nous défendrons les taureaux devant le tribunal administratif de Montpellier, et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher la corrida du 10 octobre. Après Pérols, après La Brède, il est temps d’abolir la corrida partout ailleurs en France. 


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