ActualitésAnimaux sauvagesConsultation publique sur les ESOD, mode d’emploi de One Voice : comment s’opposer au projet d’arrêté

One Voice23 juin 2023319 min

Du 15 juin au 6 juillet, les citoyens sont invités à donner leur avis sur le projet d’arrêté ministériel qui fixera pour trois ans quels animaux seront considérés comme « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD) et victimes d’une traque sans pitié tout au long de l’année. Une liste cruelle et sans aucun fondement – puisque lesdits dégâts sont déclaratifs et peu ou mal vérifiés – à laquelle One Voice veut aider tout un chacun à s’opposer à ses côtés. L’association prépare un recours au Conseil d’Etat qui sera déposé une fois l’arrêté ministériel publié.

Mis à jour tous les trois ans, le texte fixant les périodes et les modalités de mise à mort des animaux classés ESOD doit en principe répondre à des exigences précises. Il devrait ainsi, soit protéger la santé et la sécurité publiques ou la flore et la faune, soit prévenir des dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles ou à toute autre forme de propriété. Ces prétextes, nous l’avons notamment vu en venant au secours des corbeaux et des corneilles du Jura, sont rarement avancés avec précision par les préfectures, qui semblent bien plus promptes à faire plaisir aux chasseurs qu’à être exigeantes sur la réalité des problèmes dont elles se font le relais… Heureusement, de nombreux arguments existent pour défendre ces animaux condamnés aveuglément contre ces volontés destructrices.

Sur la consultation publique, se trouve le projet d’arrêté, qui précise en annexe les animaux visés par les autorités dans chaque département. Juste en dessous du lien de téléchargement dudit texte, il est possible de « Déposer votre commentaire ». On peut décider par exemple de ne s’exprimer que sur les animaux de son département d’habitation, ce qui donnera plus de poids à ladite participation au niveau local.

Nous donnons ci-dessous des éléments pour exprimer son opposition à ce classement. Bien sûr, chez One Voice, nous considérons que tous les animaux ont une valeur par et pour eux-mêmes qui ne devrait pas être mise en relation avec un quelconque intérêt pour les humains. Mais nous sommes obligés d’adapter notre argumentaire à la situation, au risque de ne pas être entendus. Attention : tout copier/coller ne sera pas pris en compte et il est donc essentiel de reformuler les arguments choisis avec ses propres mots.

Des animaux nécessaires à la biodiversité

Non seulement les individus que les autorités veulent pourchasser ont une valeur intrinsèque, mais ils sont aussi intelligents et capables de ressentir la souffrance, en plus d’être indispensables à leur environnement, ce que le projet d’arrêté ne prend absolument pas en compte, choisissant d’oublier leur impact positif pourtant non négligeable.

En contribuant à la régulation du nombre de petits rongeurs, les renards nous rendent bien plus service qu’on pourrait le croire. Par leur simple présence, ils limitent les déplacements des souris et autres mulots, qui, en restant aux abords de leurs terriers, risquent moins de transmettre la maladie de Lyme aux humains. Mais les renards sont également bénéfiques aux cultures. En réduisant le nombre de campagnols, ils contiennent les dégâts causés dans les champs et par là même le recours aux pesticides, si néfastes aux écosystèmes.

Les corbeaux freux, les corneilles noires, les geais des chênes et les pies bavardes favorisent quant à eux la dispersion des graines dont ils se nourrissent et entretiennent la flore sauvage. Les geais des chênes et les pies bavardes jouent même un rôle central dans le renouvellement des forêts, en soutenant le développement des chênes et des pins, tandis que les corbeaux freux et les corneilles noires protègent les cultures de certains insectes destructeurs dont ils consomment les larves.

Des mesures inutiles, voire contre-productives

De nombreux scientifiques s’accordent à dire que les abattages massifs, que nous n’accepterons jamais quelles qu’en soient les raisons, n’aident en rien à protéger les intérêts humains.

On sait ainsi que le fait de tuer des renards en pensant se protéger de maladies transmissibles aux humains et aux animaux élevés pour être envoyés à l’abattoir est complètement illusoire. On peut citer le cas du Luxembourg, qui a retiré les renards des espèces chassables en 2015 et a vu le nombre de cas de contaminations d’échinococcose alvéolaire baisser de 40 % à 25 % selon le biologiste Frédéric Jiguet. Les belettes, les martres et les fouines n’ont pour leur part aucune chance de transmettre des maladies aux humains.

Très intelligents, les oiseaux classés ESOD, notamment les corbeaux freux, les corneilles noires et les étourneaux, sont capables de mettre en place des stratégies de reproduction ou d’émigration pour compenser les pertes d’individus qu’ils subissent. Autant dire que les seuls à tirer un quelconque bénéfice de leur mort, ce sont bien ceux qui prennent plaisir à les abattre à coups de fusil…

Nous demandons au public de demander avec nous le retrait de ces animaux de la liste des ESOD et la mise en place de vraies solutions alternatives pour protéger les exploitations agricoles et autres. S’il n’est pas possible de poster un commentaire sur le site du ministère, comme nous l’ont rapporté plusieurs personnes, c’est certainement à cause d’une surfréquentation de la page. Nous recommandons de l’enregistrer pour le publier plus tard.

Nous comptons sur l’ensemble des personnes conscientes de l’importance des animaux dans notre environnement pour participer et se faire le relai de cet appel !


Participer à la consultation publique

Concrètement

DE MANIERE GENERALE :

  • les animaux sont des êtres sensibles et sentients,

  • l’impact positif de ces animaux aussi bien pour les écosystèmes que pour l’activité humaine n’est absolument pas pris en considération par le projet d’arrêté soumis à consultation,

  • il n’est pas démontré que la régulation des populations de ces espèces à un impact positif sur les intérêts protégés par le classement ESOD, au contraire le bilan est négatif voir contreproductif,

  • des dégâts pourraient être évités en mettant en place de vraies solutions alternatives, comme combler les brèches laissées ouvertes dans les clôtures et poulaillers ou combiner plusieurs méthodes d’effarouchement dans les champs,

  • les compilations de dégâts reposent sur un modèle biaisé uniquement déclaratif (les déclarations proviennent des agriculteurs et sont fréquemment collectées par les chasseurs et piégeurs) qui ne fait l’objet d’aucun contrôle de la part de l’Etat.

L’IMPACT POSITIFS DE CES ESPECES :

Les renards et les petits mammifères carnivores : 

  • belettes, martres et fouines : contribuent à la régulation du nombre de petits rongeurs ravageurs des cultures – campagnols notamment – et devraient être considérés comme des alliés plutôt que des ennemis,

  • permettent d’endiguer la propagation de la maladie de Lyme : lorsqu’il y a des prédateurs les petits rongeurs qui sont des vecteurs de transmission de la maladie se déplacent moins et restent à proximité de leurs terriers faisant ainsi baisser les risques de transmission de la maladie,

  • les belettes, martres et fouines et la sécurité / santé publique : Belettes martres et fouines ne présentent pas de risque pour la santé humaine puisque ces espèces sont insusceptibles de transmettre des maladies / bactéries qu’elle héberge à l’être humain,

  • les renards et la sécurité / santé publique : les spécialistes de l’espèce qui se sont intéressés à la question des zoonoses s’accordent pour dire que l’abattage des renards en raison des maladies qu’ils pourraient transmettre à l’humain et aux animaux d’élevage est injustifié sur le plan scientifique. En témoigne le cas du Luxembourg qui, suite au retrait des renards des espèces chassables en 2015 a vu le nombre de cas de contaminations d’échinococcose baisser considérablement de 40 % à 25 % d’après le biologiste Frédéric Jiguet.

Enfin il faut insister particulièrement sur le rôle de régulateur des petits rongeurs des renards car leur régime alimentaire est très majoritairement (voir quasi exclusivement dans certains cas) composé de campagnols dont des pullulations sont régulièrement observées. Epargner la vie des renards c’est également évider de lutter chimiquement dans les champs contre les pullulations de campagnols.

Les oiseaux : les 4 corvidés et les étourneaux sansonnets :

La régulation des oiseaux classés ESOD est dépeinte par de nombreux scientifiques comme inutile voire contre-productive. Il est couramment admis que certaines espèces (notamment corbeaux freux, corneilles noires, étourneaux) compensent les pertes de population liées à la régulation par des stratégies de reproduction ou d’émigration.

  • les corvidés : corbeaux freux, corneilles noires, geais des chênes et pies bavardes : le régimes des corvidés est largement composé de graines ainsi, ils jouent un rôle fondamental dans la dispersion des graines pour la flore sauvage,

  • les corbeaux freux et corneilles noires : ils jouent un rôle de « nettoyeur » des animaux morts (ou trop faibles ou malades pour survivre dans la nature) et ont également un rôle bénéfique sur les insectes destructeurs des cultures puisqu’ils en consomment les larves,

  • geais des chênes et pies bavardes : ces deux espèces jouent un rôle clé dans la renouvellement naturel des forêts, puisqu’elles impactent la dissémination et le développement des chênes et des pins.

Photo : ©One-Voice


One Voice
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31 commentaires

  • jess

    5 juillet 2023 à 23h05

    ça suffit de classer nuisibles des animaux selon des critères plus que contestable, les animaux ne sont pas nuisibles ils régulent avec intelligence certainement pas les chasseurs et l’office national des forêts qui éradiquent les animaux pour pouvoir exploiter nos forêt à des fins financières honte!!!!

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  • Dominique

    5 juillet 2023 à 17h36

    Pas d’accord ! Pourquoi n’y a t’il que la société de chasse qui est consultée ??? En quoi est-elle plus qualifiée qu’un professionnel du comportement animal ou qu’une ligue de protection animale ?

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  • DUFAU

    4 juillet 2023 à 23h11

    Je suis FAVORABLE à 100 pour cent pour le maintient l’actuelle liste ESOD et je serais mème pour y ajouter d’autres espèces tel que le vautour qui se déplace de plus en plus loin pour attaquer des vaches qui se trouve au champ en train de faire le veau . Ainsi que le loup et j’en passe .
    Quand aux gens qui pense le le contraire j’aimerais connaitre leur réaction si on impactait leur revenu de plusieurs centaines quand ce n’est pas des milliers d’euros .

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  • Gougnaud Christian

    4 juillet 2023 à 18h21

    Pour la chasse aux nuisibles ainsi toutes les autres chasses

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  • Saloum

    30 juin 2023 à 12h59

    L’irrespect et le carnage des hommes envers les animaux dure et augmente, rien n’y fait …
    La chasse la boucherie le carnage … sont véhiculés et cautionnés.
    Nos politiques n’avancent pas, n’ont pas le courage de lutter contre les sujets qui fâchent.
    Un monde financier et égoïste
    Il conviendrait de sanctionner durement et publiquement tout acte de violence envers les animaux en y incluant la chasse qui ne régule rien, qui détruit et qui élève des animaux pour cette abominable activité.

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  • Le ber

    27 juin 2023 à 13h46

    J’ai visité le site de consultation nationale, j’en ai profité pour y laisser ma contribution à la défense de ces nuisibles. J’ai été effaré de voir la quantité d’avis favorable pour la “régulation des nuisibles”. J’espère que tous ceux et celles dont j’ai lu un commentaire ici, ont été sur le site de la consultation nationale pour donner leur avis.
    Votre avis ici c’est sans doute bien, mais celui qui compte c’est celui sur la consultation nationale.

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  • Klein

    26 juin 2023 à 17h14

    Le seul nuisible c’est l’homme, stop au massacre de la biodiversité qui a mis des millénaires à trouver son equilibre

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  • Moizan

    26 juin 2023 à 14h12

    Vous ne penser pas pas que l’animale.le.plus.nuisible au vu des dégâts du’il.provoque. C’est.l’homme?
    Alors les.petiteq.betes tranquilles et la.planete’ce.porteras.mieux

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  • RENELEAU-TESSIER

    26 juin 2023 à 10h14

    Tous, humains, animaux, ont un rôle à jouer pour la biodiversité. Respectons la vie.

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  • revolte

    25 juin 2023 à 14h19

    la mort la haine et la souffrance toujours toujours et toujours,chaque jours de mon existence je passe mon temps à soignner sauver et protégé des animaux toutes races confondu des animaux blesser agonisant pour certains et toujours par la faute de l homme, qui se prétend humain ,ou est donc cette humanité facile d éradiquer quand on est du bon côté du fusil

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  • ROBERT

    25 juin 2023 à 8h39

    C’EST UNE HONTE !!! DE QUEL DROIT UNE minorité gens ont ils le droit d’eradiquer des êtres vivants innocents ???!!! TOUT ÊTRE VIVANT A LE DROIT DE VIVRE SUR TERRE !!!

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  • ROBERT

    25 juin 2023 à 8h33

    CE gouvernement macroniste est une honte !!! AUCUN animal N’EST NUISIBLE SAUF L’HUMAIN !!! SI LES ANIMAUX SONT SUR TERRE C’EST QU’ILS ONT LEUR PLACE COMME TOUTES LES CREATURES DE LA TERRE !!!! STOP AU NAZISME ENVERS LES ANIMAUX !!!!

    !!!

    Répondre

  • ROBERT

    25 juin 2023 à 8h27

    CE gouvernement macroniste est une honte !!! AUCUN animal N’EST NUISIBLE SAUF L’HUMAIN !!! SI LES ANIMAUX SONT SUR TERRE C’EST QU’ILS ONT LEUR PLACE COMME TOUTES LES CREATURES DE LA TERRE !!!! STOP AU NAZISME ENVERS LES ANIMAUX !!!!

    !!!

    Répondre

  • Olivier Serge Jégou

    25 juin 2023 à 8h18

    Il est temps de dénoncer la chasse comme la forme la plus sophistiquée et la plus perverse de maltraitance animale car autorisée par la loi, défendue par les politiciens de ce pays au premier rang desquels Macron , pour qui elle relève d’un ” art de vivre” ( ! ), qui s’obstine à protéger les pratiques les plus ignobles telles la chasse à courre, la vénerie sous terre ,la capture d’oiseaux à la glu ,la corrida ,la chasse à l’arc si chère à son ministre Fesneau, et j’en passe .La collusion entre politiciens et chasseurs est profondément malsaine et immorale . Il me semble pourtant que les êtres humains auraient été bien plus heureux sur cette Terre s’ils avaient su et voulu accorder aux animaux toute la place à laquelle ils ont droit, car les animaux eux , dans leur sagesse, ne demandaient qu’à donner leur confiance et leur amour aux humains – leurs bourreaux .

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  • Romy Sersour

    25 juin 2023 à 4h37

    C’est une honte d’éliminer des créatures de ce monde par contre il faut protéger les serpents ! Qui sont dangereux…,…laissez vivre les animaux innocents…… Ils vallent mieux que la cruauté humaine

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  • Vente

    24 juin 2023 à 22h25

    Quelle honte !!! Les animaux ont bien plus de coeur que certains humains.

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  • Sylvain

    24 juin 2023 à 19h28

    Toutes les espèces sont utiles sauf
    NOUS……

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  • Mat

    24 juin 2023 à 18h21

    Mettez le lien ”Participer à la consultation publique” plus en évidence encore pour que chaque personne qui visite la page le fasse.

    Répondre

  • Weber

    24 juin 2023 à 18h00

    Je suis contre la chasse de n importe qu elle animaux. La vie est bien trop courte.

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  • Roinac

    24 juin 2023 à 17h51

    Aucun animal, aucun oiseau n’est nuisible.
    Tous ont un rôle à jouer pour la biodiversité.

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  • Poune

    24 juin 2023 à 17h28

    Et les sangliers ? Pas sur la liste esod ?évidemment puisqu ils sont les cibles préférées des chasseurs et pourtant ils font bien plus de dégâts sur les cultures que les oiseaux…. Alors quand on nous dit que cette fameuse liste c est contre les animaux qui nuisent dans les cultures…. Quand aux renards la maladie qu ils transmettent leurs est transmise par les mulots qu ils consomment alors moins de renard veut dire plus de rongeurs infectés et donc nos chiens chats et nous plus infectés aussi etc … perso je préfère voir un renard que 8000 mulots ( c est environ ce qu il consomme par an) !

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  • Rodier

    24 juin 2023 à 15h26

    bonjour, dans mon dernier commentaire j’ai ecrit éradiquer avec deux R , que voulez vous trop de générosité ….

    Répondre

  • Rodier

    24 juin 2023 à 15h18

    l’individu s’obstine a erradiquer ce qui le géne dans son environnement, pour peu que le délit ou phénomène soit de faible importance, réflèchir avant d’agir ne fait pas partie de ses principes, et ce constat est quotidien, la convivialité le respect sont hors principe.
    Chez nous cette philosophie négative est de méme nature, et quand un déséquilibre se passe , comme dans le cantal , envahissement des rats taupiers,musaraignes alors ils emmettent quelques idées , et ce veulent plus positifs….c’est de courte durée .
    immaginez si l’on devez erradiquer tout ce qui peut géner….. une hécatombe générale

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  • Charasson

    24 juin 2023 à 11h29

    Je suis pour la protection de tous les animaux.

    Répondre

  • Coluccia jean marc

    24 juin 2023 à 9h10

    Bonjour
    C’est une honte de vouloir ABATTRE des animaux hutiles dans la nature et inoffensif pour homme .
    Il servent au contraire à protéger la nature et les récoltes
    Les chasseur en ont jamais assez !!
    Je propose qu’un dimanche par mois pendant la période autorisée il se chasse entre eux
    Comme d’habitude ça donne envie de vomir
    Bon courage et merci de défendre les animaux qui ne peuvent le faire

    Répondre

    • Simon

      24 juin 2023 à 21h21

      Prenez quelques cours d orthographe avant d écrire de telles inepties

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  • Houis

    24 juin 2023 à 8h55

    Honteux ! Petit à petit, l emprise du lobby de la chasse, avec l aval de nos gouvernants, va massacrer la nature !!!!

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    • FAUVEL

      24 juin 2023 à 17h21

      Laissons faire l’auto régulation. La nature, tant soit peu, reprendra ses droits elle même. Et sans l’intervention Humaine.

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  • Edgard-Rosa

    24 juin 2023 à 1h16

    Stop a la chasse aux renards qui permettent de réguler les rongeurs sui nous envahissent en particulier dans les zones cultivées et les habitations situées proches des eines de cultures
    Stop a l abattage des fouines, belettes, déterrage des blaireaux.
    Ces chasses sont cruelles et désésuilibrent l écosysteme

    Répondre

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