À l’appel de One Voice, militantes, militants et citoyens se rassembleront le mercredi 1er juillet 2026 à l’entrée de Marineland, à Antibes, pour exiger un sanctuaire pour les orques Wikie et Keijo et les douze derniers dauphins du parc. Le sort des dauphins est désormais scellé : leur transfert vers l’Espagne est confirmé et interviendra très prochainement. Pour les orques, la France a validé leur transfert vers l’Espagne ; l’Espagne, elle, n’a toujours pas dit oui. Ce rendez-vous le rappelle avec force : la dernière digue contre ce naufrage moral est espagnole — et elle doit tenir.
Le 1er juillet, One Voice invite le public à se retrouver devant Marineland, pour dire non au transfert des orques et dauphins vers des parcs espagnols et oui à de véritables sanctuaires marins.
Loro Parque : l’enfer qui attend les orques
Derrière le mot « transfert » se cache une condamnation. À Loro Parque, aux Canaries, où Wikie et son fils Keijo seraient enfermés dans des bassins deux fois plus petits qu’à Antibes et contraints de cohabiter avec quatre autres orques rendues agressives par la maltraitance de la captivité. Un stress immense, largement documenté par les scientifiques, pour une fin de vie dans la souffrance : spectacles, reproduction, ruptures des liens familiaux. Pour des animaux qui, en liberté, ne quittent jamais leur famille, c’est une violence absolue.
Un transfert qui piétine la loi française
En 2021, la France a interdit la détention et la reproduction des cétacés en captivité. En autorisant leur départ vers l’Espagne, le ministère de la Transition écologique ne respecte pas cette loi : il en délocalise le contournement. One Voice dénonce une décision dictée avant tout par les intérêts financiers de Parques Reunidos, propriétaire de Marineland, qui voit dans ces animaux de simples actifs à liquider.
Le « sanctuaire magique » existe déjà
« Il n’y a pas de sanctuaire magique », a osé le ministre. C’est faux. À Tarente, en Italie, le San Paolo Dolphin Refuge — que One Voice a contribué à financer — doit accueillir ses premiers dauphins dès cet été. En Nouvelle-Écosse, au Canada, un sanctuaire en semi-liberté pour orques est en cours de réalisation. La preuve que, avec un peu de courage politique, l’alternative existe et qu’elle est réaliste.
Le départ imminent des douze dauphins
Le sort des dauphins est quant à lui scellé. Leur départ est prévu pour le début de l’été. Huit d’entre eux feront un aller-retour traumatisant par l’Espagne (Malaga) avant d’atterrir à Beauval, dans un nouveau delphinarium maquillé en « centre de recherche et de sauvegarde » — un projet absurde que One Voice combattra jusqu’en justice. Reproduction, bassins de vitres et de béton, logique d’abord commerciale : là encore, tout l’inverse d’un sanctuaire. Les quatre autres dauphins – Sharky, Malou, Nala (qui sera séparée de sa fille Lua) et Ollie – partiront au delphinarium de Valence pour y rester.
Pour les orques, la dernière digue est espagnole : elle doit tenir
Pour les orques, il reste encore un espoir. L’Espagne n’a pas donné son accord, et ses propres scientifiques — l’autorité CITES espagnole — se sont prononcés contre l’arrivée des animaux de Marineland à Loro Parque. C’est là que se situe désormais l’enjeu : One Voice, avec les associations espagnoles, enjoint le gouvernement espagnol à tenir bon là où la France a renoncé, et à refuser de devenir complice de cette mascarade. Que l’Espagne écoute ses scientifiques : c’est aujourd’hui le dernier rempart pour Wikie et Keijo.
One Voice ne lâchera rien
L’association a déjà fait échouer la vente des orques d’Antibes vers la Chine en 2019, puis vers le Japon en 2024, et a stoppé un projet de delphinarium à Beauval en 2016. Sur le terrain comme devant les tribunaux, elle poursuivra le combat jusqu’au bout. Rendez-vous le 1er juillet, devant l’ancien parc, pour Wikie, Keijo et les douze dauphins.
« La France a choisi de se débarrasser de Wikie et Keijo en les expédiant à Loro Parque, là où la captivité broie déjà des orques. Mais rien n’est joué : l’Espagne n’a pas signé. Le 1er juillet, nous serons devant Marineland pour rappeler une évidence — un sanctuaire, et rien d’autre. Et nous comptons sur le courage du gouvernement espagnol pour tenir là où la France a renoncé en s’appuyant sur un tissu de mensonges. En dix ans de campagne, nous pensions avoir tout vu du cynisme du ministère de l’Ecologie, mais il a encore réussi à nous méduser. » Muriel Arnal, présidente de One Voice.
Informations pratiques
Date : mercredi 1er juillet 2026
Lieu : Rond-Point de la Brague, 06600 Antibes
Horaire : de 13 h à 14 h
Événement : facebook.com/events/983790217788429
Pétitions : « Un sanctuaire et rien d’autre ! » et « Non au projet de Beauval ! »
Crédit photo : One Voice

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