Jusqu’au 29 juin, le ministère de la Transition écologique met en consultation publique un projet d’arrêté qui élargit les « effarouchements renforcés » des ours dans les Pyrénées et abaisse la protection des mères accompagnées de leurs petits. Derrière ce terme administratif : des ours agressés la nuit, à coups de détonations et de tirs. One Voice s’y oppose et appelle à déposer un avis défavorable.
Un « effarouchement renforcé », ce sont des tirs de cartouches à double détonation tirées au fusil — dirigés sur les ours pour les terroriser et les faire fuir. Ces opérations se déroulent de nuit et peuvent se répéter plusieurs nuits de suite sur une même estive.
Imaginons ces ours : dans le noir, des déflagrations qui claquent, une fuite affolée à travers la montagne. Pour une mère, c’est le risque d’être séparée de ses oursons dans la panique — et, pour eux, une survie aussitôt compromise. Cette violence est infligée à une espèce protégée.
Plus d’opérations, moins de garanties, et aucune preuve d’efficacité
Le projet d’arrêté ouvre ces tirs à de nouveaux intervenants — éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estives, lieutenants de louveterie. Il multipliera mécaniquement les opérations et banalisera une dérogation censée rester exceptionnelle. Il affaiblit aussi la protection des ourses suitées : un simple critère de « vigilance particulière » remplacerait l’exigence de « conséquences dommageables certaines à venir pour le troupeau ». Et tout cela sans qu’aucun protocole scientifique n’ait jamais démontré l’efficacité durable de ces tirs, alors que les ours restent une population fragile.
One Voice s’oppose au principe même des effarouchements et défend une coexistence apaisée, fondée sur la protection des troupeaux plutôt que sur l’agression des ours. L’association appelle chacune et chacun à déposer un avis défavorable avant le 29 juin.
Le lien vers la consultation publique : Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux | Consultations publiques
Photo d’illustration

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7 commentaires
Brigitte cola
16 juin 2026 à 8h54
Continuons à protéger les ours, ils sont chez eux dans les Pyrénées. Non.aux effarouchements
Gaston F.
15 juin 2026 à 12h33
“Imaginons ces ours” : voilà le monde de OneVoice, de l’imaginaire!!
La réalité ne convenant pas à leur dogme, ils imaginent!
Ours terrorisés, harcelés, agressés, survie menacée; alors que l’on parle juste de bruit!
et très rarement, on ne croise pas un ours tous les jours.
Beaucoup de bruit pour rien…. (ou juste pour exister peut-être)
Tirefort
19 juin 2026 à 9h20
Que des conneries……Pour rien. Pathétique.😲
Fonné
14 juin 2026 à 19h38
La terre est aussi aux animaux sauvages!
C’est à l’humain de s’adapter!
Pas le contraire!
Laissez les ours tranquilles.
Regardez comment en Italie, ils ont su, vivre avec les loups et les ours.
Pourquoi, en France, vous n’y mettez pas, de la bonne volonté?
Sierra
14 juin 2026 à 9h14
Non à l effarouchement des ours laissez les en paix
Sandrine
14 juin 2026 à 7h56
Non aux mesures d effarouchement sur les ours ,celles-ci les mettant en danger ,espèce protégée
Boucher Michelle
14 juin 2026 à 6h52
Bonjour, quand est-ce que les juments arrêteront d’ennuyer les animaux sauvages ? Est-ce que vous allez laisser ces ours tranquille. ??? STOP à les échauffourer. Merci beaucoup. .