Animaux dans l'expérimentationActualitésContre l’expérimentation animale, One Voice mobilise partout en France avec un focus sur Rousset 

One Voice21 avril 20268 min

One Voice coordonne une mobilisation nationale contre l’expérimentation animale avec des actions dans toute la France samedi 25 et dimanche 26 avril, avec un focus sur le centre de primatologie de Rousset. 

One Voice organise deux journées d’actions coordonnées à l’échelle nationale pour dénoncer l’expérimentation animale, et plus particulièrement le projet d’extension de l’élevage de Rousset (Bouches-du-Rhône). Partout en France, des rassemblements, happenings et actions de sensibilisation auront lieu simultanément afin d’alerter le public et les décideurs sur le sort des animaux utilisés en laboratoire. 

À travers ces journées d’actions, One Voice entend dénoncer l’ampleur stagnante de l’expérimentation animale en France et le maintien de projets structurants comme celui du CNRS à Rousset, en décalage avec l’évolution des attentes sociétales, des avancées technologiques et des politiques européennes. C’est aussi un retard aussi sur des pays pionniers ayant des plans nationaux de sortie de ces pratiques : Royaume-Uni, Pays-Bas, U.S.A etc. 

Chaque année, plus de 2 millions d’animaux subissent des expériences dans les laboratoires en France, qui reste de loin le premier pays européen par rapport au nombre total d’utlisations.  Elle utilise à elle seule près de 3 000 primates par an, soit une part très significative des 10 000 expérimentés en Europe.  

Pour avoir un aperçu du cauchemar subi par ces animauxvoici quelques-unes des images d’un lanceur d’alerte britannique transmises par notre partenaire Animals Australia, qui les a partagées à notre coalition européenne ECEAE. (ATTENTION : certaines photos peuvent choquer). 

Voilà la réalité derrière l’expérimentation animale. Quand ce vieux business va-t-il évoluer et se tourner vers l’avenir sans souffrance et pertinent pour les humains ? Ces laboratoires veulent nous faire croire que l’IA, les évolutions scientifiques et technologiques permettent de photographier la face cachée de la lune mais toujours pas d’évaluer la toxicité d’une substance sans faire souffrir les animaux ? 

Dans le même temps, l’opinion publique évolue nettement. Trois Français sur quatre se déclarent défavorables à l’expérimentation animale (sondage Ipsos/One Voice 2023). Dans la communauté scientifique aussi, malgré l’omerta qui y règne, de plus en plus de chercheurs s’élèvent contre ces expériences. En un an deux tribunes de scientifiques et chercheurs ont été publiées dans des médias. La dernière en date a rassemblé plus de 160 personnes signataires ce qui n’est pas rien dans ce domaine bridé par la loi du silence.  

Le contexte international et européen va également dans le sens d’une réduction. Et heureusement car par exemple, les macaques à longue queue, avec 2640 utilisations en laboratoires français en 2024, sont désormais classés comme espèce en danger d’extinction. Face à la pression citoyenne, de nombreuses compagnies aériennes refusent désormais leur transport vers les laboratoires. Néanmoins leur exploitation reste à la source de nombreux trafics et pratiques indiques, comme nos enquêtes en 2023 à Maurice l’ont révélé.  

Investir des dizaines de millions d’argent public dans des projets commerciaux exploitant la souffrance animale, comme l’extension du Centre national de primatologie à Rousset, plutôt que dans le développement d’alternatives est un non-sens total. Cet agrandissement signifie la détention et l’élevage de 1800 primates afin de “produire” la moitié des macaques destinés aux laboratoires français, il n’y a aucune vraie “indépendance” ni éthique. La France va à rebours de l’Histoire en prenant un retard considérable sur le développement d’innovations biomédicales éthiques, plus pertinentes pour les humains et moins coûteuses. A rebours au niveau européen aussi, tandis que la feuille de route de la Commission Européenne pour la réduction des tests sur les animaux dans ses réglementations doit paraître d’ici un mois et que la directive 2010/63/UE engage ses états membres à sortir de l’expérimentation animale depuis 2021. 

Face à ce projet, 93% des citoyens ont exprimé leur avis défavorable, des scientifiques dont le comité d’éthique même du CNRS,  des eurodéputés ont marqué leurs doutes et leur opposition. Pourtant, le CNRS persiste pour aller jusqu’au bout. 

Derrière ces statistiques, ce sont des êtres vivants sensibles, très évolués, qui vivent des expériences répétées de stress, de contrainte et de douleur

Eliot vit dans une angoisse permanente. Enfermé dans sa cage, il subit un quotidien rythmé par la peur : réveils brutaux sous les néons, injections, immobilisation forcée, chocs électriques, ingestion forcée de cocaïne… Dans de nombreux cas, les animaux ne survivent pas ou sont tués en fin de d’expériences, les survivants, eux, n’en ont pas fini, ils sont “réutilisés” pour d’autres expérimentations traumatisantes, dans une logique de rentabilité financière. 

Trésor, ouistiti né à l’élevage actuel du CNRS à Rousset, est mort lors de la pose d’un implant cérébral. Pietra, utilisée dans une expérimentation neurologique, est décédée quelques mois après une intervention sur son cerveau. Hadj, macaque rhésus, a accumulé blessures, infections et interventions chirurgicales lourdes…  

Ces trajectoires illustrent une réalité souvent invisible : celle d’animaux maintenus en captivité, soumis à des protocoles invasifs, cruels et, dans la majorité des cas, mis à mort à l’issue des expériences. 

Dans ce contexte, One Voice coordonne des actions simultanées dans plusieurs villes : 

  • Marseille  — samedi 25 avril – rassemblement — 10h30-12h — Quai du Vieux Port  
  • Metz  — samedi 25 avril –  rassemblement — 14h-17h — rue Winston Churchill  
  • Montpellier — samedi 25 avril –  rassemblement — 11h-13h — place de la Comédie  
  • Troyes — samedi 25 avril – rassemblement — 14h30-17h — place de l’Hôtel de Ville  
  • La Rochelle — rassemblement — 14h30-17h  — place des Petits Bancs   
  • Bar-le-Duc — samedi 25 avril – rassemblement — 14h-15h – 16 rue de la Rochelle  
  • Bordeaux — dimanche 26 avril – rassemblement — 14h-17h — place de la Comédie  
  • Fréjus — dimanche 26 avril – rassemblement — 10h30-12h30 — boulevard de la Libération/ Rond point de la plage des Sablettes de la Caille  
  • Nice — dimanche 26 avril – rassemblement — 14h30-16h30 – place Masséna préciser]  

Crédit photo : @Animal International – Animal Aid UK.


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