Marche pour la fermeture des abattoirs : une mobilisation nationale pour les animaux
Samedi 11 juillet 2026, plusieurs milliers de personnes sont attendues à la Marche pour la fermeture des abattoirs, organisée par L214 à Paris. Cette mobilisation nationale porte une revendication claire et forte : abolir la viande.
Informations pratiques
Samedi 11 juillet de 12 h à 19 h, place de la République
12 h – 19 h : Vegan Place (village associatif et commerçant)
14 h : prises de paroles et départ de la Marche
Une marée rouge revendicative pour les animaux
Samedi 11 juillet, plusieurs milliers de personnes sont attendues dans les rues de la capitale pour former une immense marée rouge, symbolisant les animaux tués chaque jour en France.
À partir de 12 h, un village associatif et commerçant s’installera place de la République, transformée en Vegan Place pour l’occasion.
Associations, refuges pour animaux, restaurateurs et artisans permettront de découvrir des initiatives engagées, de goûter la cuisine végétale, de s’informer et d’échanger. Ce rassemblement éphémère offrira un aperçu concret d’un monde où les animaux ne seraient plus exploités pour leur chair, leur lait ou leurs œufs.
Après les prises de parole à 14 h, le cortège s’élancera au son des slogans appelant à la fin de l’exploitation des animaux. Deux die-ins ponctueront la marche. Ces mises en scène accompagnées de sons enregistrés dans des élevages, des abattoirs ou lors du transport des animaux, rappelleront une réalité que la plupart des Françaises et Français ne voient jamais.
Plusieurs personnalités, dont le magicien et humoriste Éric Antoine et le chef étoilé Gauthier Soho, se sont mobilisées sur les réseaux sociaux pour inviter à participer à l’événement et sont attendues sur place.
→ Les stands de la Vegan Place
Fermer les abattoirs : un horizon de société
Pourquoi marcher pour la fermeture des abattoirs en 2026 ? Parce qu’après près de 20 ans de mobilisation et 200 enquêtes révélant inlassablement les pratiques des élevages et des abattoirs, le contraste entre les aspirations d’une société soucieuse des animaux et la brutalité des pratiques en vigueur reste saisissant. Aujourd’hui encore, plus d’1 milliard d’animaux sont mis à mort pour l’alimentation française.
Comme Pythagore, Victor Hugo, Marguerite Yourcenar et bien d’autres, L214 défend la pleine reconnaissance de la sensibilité et de la conscience des animaux, ce qui signifie prendre en considération leur intérêt à ne pas souffrir et à avoir la meilleure vie possible.
Ce projet de société implique de mettre un terme à la mise à mort des animaux pour la production de viandes, lait, œufs et poissons – des produits dont les êtres humains peuvent parfaitement se passer en continuant à être en bonne santé, de bien se nourrir et de partager des moments conviviaux.
Cette vision ouvre la voie à une société capable de cohabiter et de coopérer intelligemment avec les autres animaux. Elle est partagée par 49 % des Françaises et Français.
Une revendication d’actualité
Cette mobilisation intervient également alors que le projet de loi d’urgence agricole, défendu par le gouvernement et notamment par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, prévoit de faciliter l’installation et l’extension d’élevages intensifs, d’augmenter la production nationale et de favoriser la consommation de viande. Un choix en totale contradiction avec les connaissances scientifiques sur les capacités et la sensibilité des animaux, mais aussi avec la loi L214 qui a 50 ans cette année.
La Marche pour la fermeture des abattoirs porte ainsi une question de fond : quelle place voulons-nous et devons-nous accorder aux animaux dans notre société ? Cette manifestation invite à réfléchir à un modèle de société qui ne repose plus sur la mise à mort des animaux pour se nourrir.
Réduire de moitié le nombre d’animaux tués : une première étape concrète et accessible
Huit français sur dix sont contre les élevages sans accès au plein air et 65 % estiment que réduire de moitié le nombre d’animaux tués d’ici 2030 pour l’alimentation française est un objectif pertinent et souhaitable. Cet objectif plébiscité constitue une première étape consensuelle et atteignable.
C’est pourquoi L214 et les citoyens appellent les pouvoirs publics et les entreprises à se fixer cet objectif ambitieux mais atteignable : réduire de 50 % le nombre d’animaux tués pour l’alimentation française d’ici 2030.
Une telle évolution permettrait d’épargner chaque année des centaines de millions d’animaux grâce à des mesures concrètes comme le développement des protéines végétales, l’encadrement de la publicité sur les produits d’origine animale ou l’instauration d’un moratoire sur les élevages intensifs.
Pour Brigitte Gothière, cofondatrice de L214 : « Les animaux sont des êtres sensibles, c’est un fait scientifiquement établi. Et nous avons le choix de ne pas les manger. À l’heure où 8 animaux sur 10 sont élevés de manière intensive, réduire de moitié notre consommation de produits animaux constituerait une avancée majeure pour ces millions de vaches, cochons, poulets, poissons et tant d’autres, mais aussi pour l’environnement, la santé publique et un monde agricole en crise. Un premier pas vers ce que nous leur devons : la fin de leur exploitation. »
→ Le Sauvetage du siècle – sauver 600 millions d’animaux en 2030
Déroulé de l’événement
- 12 h – 19 h : Vegan Place (village associatif et commerçant), place de la République
- 14 h : prise de parole de Brigitte Gothière, cofondatrice de L214 et slam de Res Turner, champion du monde de rap d’improvisation
- 14 h 30 : départ de la Marche depuis la place de la République, die-in : Arts et Métiers et Hôtel de Ville
- Vers 17 h : retour du cortège place de la République, DJ set pour clore la journée de mobilisation.
Crédit photo : 2019 marche fermeture abattoir mfa paris mathieu orioli



















































































































































































































