Une baleine femelle de dix mètres de long s’est échouée ce weekend sur une plage de l’Ile de Ré, avant de mourir.
Selon les informations disponibles à date, il s’agirait d’un rorqual commun, deuxième plus grand animal au monde après la baleine bleue. Une autopsie doit être pratiquée afin de déterminer les raisons de son échouage.
Si la situation mondiale en matière de conservation du rorqual commun n’est pas aussi alarmante que celle d’autres animaux marins, il n’en demeure pas moins menacé et les populations locales souffrent des impacts humains, notamment des collisions avec les navires et de l’enchevêtrement avec des équipements de pêche. Le bruit sous-marin, la disponibilité des proies et la chasse commerciale à la baleine constituent également des menaces majeures pour cette espèce.
« Chaque baleine joue un rôle irremplaçable dans la survie de l’espèce et l’équilibre de l’écosystème marin. Elles contribuent également à lutter contre le changement climatique. C’est pourquoi nous tirons la sonnette d’alarme à chaque fois qu’une baleine meurt », déclare Aurore Morin, chargée de conservation marine chez IFAW.
« Ce qui nous afflige, c’est l’échec collectif à protéger l’un des animaux les plus menacés de la planète. Ces décès ne sont pas des incidents isolés, mais les symptômes de menaces chroniques et évitables. La pollution sonore sous-marine, les collisions avec les navires et les enchevêtrements dans du matériel de pêche continuent de pousser cette espèce vers l’extinction. La science montre que, depuis des décennies, les morts et blessures graves dépassent largement les naissances. Sans une réduction urgente de ces impacts d’origine humaine, nous risquons de perdre cette espèce emblématique à jamais. »

IFAW
Le Fonds international pour la protection des animaux est une organisation mondiale à but non lucratif qui aide les animaux et les hommes à cohabiter harmonieusement.













































































