l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) sollicite par courrier recommandé les préfets de 45 départements métropolitains* pour exiger la suspension de toute activité de chasse dans les territoires gravement touchés par des incendies, des canicules à répétition et une sécheresse historique.
Deux semaines après sa demande de moratoire adressée au ministère de l’Écologie aux côtés de 4 autres associations**, et alors que la pétition citoyenne “Pas de fusils sur les cendres !” dépasse désormais les 442 000 signatures, l’ASPAS s’en remet aujourd’hui aux représentants de l’État dans les territoires les plus exposés aux cataclysmes climatiques pour leur demander d’appliquer l’article R. 424-3 du code de l’environnement.
Ce texte permet précisément aux préfets de suspendre temporairement la chasse, pour tout ou partie du département, en cas de calamité, d’incendie, d’inondation ou de gel prolongé susceptibles de provoquer ou de favoriser la destruction du gibier, par périodes de dix jours renouvelables.
Dans le contexte de l’été 2026, le principe de précaution impose, en cas de risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement, l’adoption de mesures effectives et proportionnées sans qu’il soit besoin d’attendre de connaître l’impact réel de ces catastrophes sur les populations d’animaux sauvages.
En conséquence, appuyée par ses délégations territoriales, l’ASPAS appelle les préfets à prendre les dispositions suivantes :
- la suspension immédiate de la chasse d’été dans les territoires concernés par les épisodes de canicule, de sécheresse ou d’incendies avec l’instauration de larges zones tampons ;
- le report de l’ouverture générale de la chasse tant que la situation climatique reste critique.
Nous encourageons vivement les préfets à prendre leurs responsabilités en matière de protection de l’environnement et à ne pas se laisser influencer par les intérêts du lobby de la chasse.
Accorder un répit à la faune sauvage pendant les périodes les plus critiques n’a rien d’une mesure radicale. C’est une décision de bon sens et de cohérence avec les objectifs que l’État affirme poursuivre en matière de préservation de la biodiversité.
*Aisne (02), Haute-Corse (2B), Hautes-Alpes (05), Ariège (09), Aude (11), Bouches-du-Rhône (13), Calvados (14), Charente (16), Charente-Maritime (17), Cher (18), Côte d’Or (21), Creuse (23), Drôme (26), Gard (30), Haute-Garonne (31), Gironde (33), Hérault (34), Indre (36), Landes (40), Loir-et-Cher (41), Loire (42), Haute-Loire (43), Loire-Atlantique (44), Lot (46), Lot-et-Garonne (47), Lozère (48), Maine-et-Loire (49), Manche (50), Marne (51), Morbihan (56), Moselle (57), Nord (59), Puy-de-Dôme (63), Hautes-Pyrénées (65), Pyrénées-Orientales (66), Rhône (69), Seine-Maritime (76), Seine-et-Marne (77), Deux-Sèvres (79), Tarn (81), Var (83), Haute-Vienne (87), Yonne (89), Val-d’Oise (95)
** AVES, Focale pour le sauvage, One Voice, Pôle Grands Prédateurs.

ASPAS
Association pour la protection des animaux sauvages











































