ActualitésAnimaux sauvagesLa Journée Mondiale des Blaireaux est de retour ce 15 mai ! 

ASPAS12 mai 20244 min

Pour mieux faire connaître les blaireaux et alerter sur la cruauté du déterrage, une pratique de chasse toujours légale en France, l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) a proposé de faire du 15 mai la Journée mondiale des blaireaux, une initiative soutenue par de nombreux partenaires associatifs. Après le succès des éditions 2022 et 2023, les “petits ours” seront de nouveau à l’honneur le 15 mai 2024 et les jours aux alentours, avec des animations organisées aux quatre coins de l’Héxagone.   

Avec sa bouille rayée de noir et blanc, le blaireau européen (Meles meles) est un peu notre panda à nous. Mais que sait-on vraiment de lui ? Quelle place occupe-t-il dans la nature ? Quelles menaces pèsent sur lui ?  

Pour répondre à ces questions, nos associations espèrent interpeller un maximum de personnes, à l’occasion de la deuxième Journée Mondiale des Blaireaux.   

Concerts, spectacles, expositions, conférences, sorties nature… Plus de 50 évènements sont prévus un peu partout en France, portés par des bénévoles ASPAS, des associations partenaires, des artistes ou de simples citoyens lamba qui ont à coeur de faire avancer la cause des blaireaux.

https://www.blaireau-et-sauvage.org/jmb/

Ce n’est pas une date choisie au hasard : ce jour-là, chaque année, les chasseurs adeptes de vénerie sous terre peuvent légalement massacrer des familles entières de blaireaux, adultes et blaireautins, directement au terrier, dans les départements qui autorisent encore ce loisir d’un autre temps en plein printemps. Pour cela, ils utilisent des pelles, des pioches, des pinces géantes ainsi que des petits chiens introduits dans les galeries souterraines pour mordre et acculer les animaux, avant de les tuer au fusil ou à l’arme blanche… quand ils ne sont pas déjà morts sous terre, déchiquetés vivants par les chiens.    

Interdite dans une majorité de pays voisins, cette chasse violente et source d’atroces souffrances pour les animaux est toujours autorisée en France. Malgré les victoires qui s’accumulent contre la vénerie sous terre devant les tribunaux, et alors que plus de 8 Français sur 10 souhaitent son abolition (sondage IPSOS de 2023), l’État reste totalement sourd à l’attente grandissante des citoyens ; en témoigne l’atterrant rapport du Sénat publié en mars 2023 suite au succès de la pétition citoyenne #StopDeterrage qui a atteint plus de 100.000 signatures en moins de 6 mois.  


ASPAS
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