Le tribunal correctionnel de Dunkerque examinera ce vendredi 16 octobre 2026, à 14 heures, une affaire particulièrement grave de violences sur une femme et d’actes de cruauté envers un animal. Un homme devra répondre devant la justice de faits survenus le 13 octobre dernier, au cours desquels un petit chien croisé bichon de 4 ans aurait été jeté du cinquième étage d’un immeuble, tandis que sa propriétaire aurait été violemment frappée au visage. Gravement blessé, l’animal a malheureusement dû être euthanasié le lendemain.
Le 13 octobre 2026, vers 22 h 15, les policiers de Dunkerque sont appelés à intervenir au 29, rue du Marais, pour une femme qui aurait été agressée et serait séquestrée dans un appartement situé au cinquième étage. À leur arrivée, les sapeurs-pompiers sont déjà sur place et prodiguent les premiers soins à une femme de 52 ans, allongée sur un lit. Les policiers constatent qu’elle présente un visage tuméfié et un saignement à l’oreille droite. L’homme mis en cause, présent dans l’appartement et en état d’ivresse, est immédiatement interpellé et placé en garde à vue.
Entendue par les enquêteurs, la victime explique que son voisin l’avait invitée à venir discuter chez lui, accompagnée de son petit chien Bandit, un croisé bichon-yorkshire âgé de quatre ans.
Selon ses déclarations, après environ trois heures passées ensemble, elle se serait servie du tabac de son voisin pour confectionner une cigarette, provoquant une réaction soudaine et violente de ce dernier.
« Il s’est énervé d’un coup. Il a jeté directement mon chien par la fenêtre. Je voulais aller récupérer mon chien, il n’a pas voulu et de là il m’a frappé. Il m’a donné des coups de poing au visage », déclare-t-elle aux policiers, la victime affirme avoir reçu huit coups de poing au visage, avant de se retrouver au sol, assommée. Elle explique avoir ensuite découvert la présence des secours, qui l’ont transportée à l’hôpital.
Les policiers ont constaté d’importantes blessures au visage, notamment un hématome à l’œil droit et des yeux injectés de sang. La victime présentait également une plaie à la lèvre supérieure ayant nécessité un point de suture. Un examen médico-légal a retenu deux jours d’incapacité totale de travail (ITT).
Un témoin a également déclaré avoir découvert le chien gravement blessé au pied de l’immeuble et constaté les blessures au visage de sa propriétaire.
Concernant son chien, la victime précise qu’il était auparavant en parfaite santé, mais que ses pattes arrière ne fonctionnaient plus après sa chute du cinquième étage.
Lorsque les enquêteurs lui demandent pourquoi son voisin aurait commis un tel acte, elle leur répond : « Il savait que ce chien c’est la prunelle de mes yeux, comme un enfant. »
Pris en charge par la SPA de Dunkerque, Bandit a été conduit chez un vétérinaire qui a constaté de multiples fractures touchant notamment la colonne vertébrale et les membres postérieurs. Face à la gravité de ses blessures et à son état jugé désespéré, Bandit a malheureusement dû être euthanasié le 14 octobre 2026.
Lors de ses auditions, le mis en cause a reconnu avoir volontairement tenu le petit chien à bout de bras, dans le vide, à l’extérieur de la fenêtre, dans le but d’effrayer sa propriétaire. Il soutient néanmoins que l’animal lui aurait échappé accidentellement. Concernant les violences sur la femme, il conteste lui avoir porté plusieurs coups de poing, mais reconnaît lui avoir administré une violente gifle.
Des violences envers les personnes et les animaux qui peuvent être liées
Cette affaire illustre tragiquement le lien qui peut exister entre les violences exercées sur les personnes et celles commises envers les animaux.
Dans un contexte de violences conjugales ou intrafamiliales, les animaux peuvent également devenir des victimes, notamment pour intimider, menacer ou faire souffrir leurs propriétaires.
Il est donc essentiel que les forces de l’ordre s’intéressent également au sort des animaux lors de leurs interventions et que, lorsqu’une personne est mise en sécurité, ses animaux puissent aussi être protégés afin d’éviter qu’ils ne deviennent à leur tour victimes de violences.
Stéphane Lamart, président-fondateur de l’association, déclare : « Il est profondément révoltant qu’un animal puisse être utilisé pour faire souffrir une personne. Dans cette affaire, un petit chien de quatre ans a perdu la vie dans des circonstances particulièrement cruelles. Ce drame nous rappelle que les violences envers les personnes et les animaux peuvent être étroitement liées. Il est essentiel de mieux identifier ces situations afin de protéger toutes les victimes, humaines comme animales. »
Le mis en cause doit comparaître ce vendredi 16 octobre 2026 à 14 heures devant le tribunal correctionnel de Dunkerque, notamment pour des violences commises en état d’ivresse manifeste et des actes de cruauté envers un animal ayant entraîné sa mort. L’association Stéphane LAMART “Pour la défense des droits des animaux”, reconnue d’utilité publique, rappelle que de tels actes doivent faire l’objet d’une réponse pénale ferme et proportionnée à leur gravité.
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