ActualitésAnimaux domestiquesChienne pendue à un arbre : deux ans de prison, dont un an ferme, pour le propriétaire de Rubis

Association Stéphane Lamart28 septembre 20263 min

Le tribunal correctionnel de Privas a déclaré coupable le propriétaire de Rubis, une jeune chienne retrouvée morte, pendue à un arbre dans la forêt de Roiffieux (Ardèche). L’homme de 46 ans a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, ainsi qu’à l’interdiction définitive de détenir un animal.

L’Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux », reconnue d’utilité publique, s’était constituée partie civile et était représentée à l’audience par Maître Patrice GRILLON.

Le ministère public avait requis deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis, ainsi que l’interdiction définitive de détenir un animal et d’exercer une activité en lien avec les animaux. La défense avait plaidé la relaxe.

Le tribunal a finalement déclaré le prévenu coupable et l’a condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme et un an assorti d’un sursis simple, ainsi qu’à l’interdiction définitive de détenir un animal. Les modalités d’exécution de l’année d’emprisonnement ferme seront déterminées par le juge de l’application des peines.

Sur les intérêts civils, le prévenu a également été condamné à verser à l’Association Stéphane LAMART 1 000 euros au titre du préjudice moral et 1 500 euros au titre des frais d’avocat.

Le 6 août 2025, un promeneur faisait une macabre découverte dans la forêt de Roiffieux, près d’Annonay : Rubis, une chienne de type Staffordshire Terrier âgée d’à peine un an, était retrouvée morte, pendue à un arbre, une ligature fortement serrée autour du cou.

La nécropsie pratiquée par le laboratoire de médecine légale vétérinaire de VetAgro Sup avait également mis en évidence d’importantes hémorragies sous-cutanées au niveau de l’abdomen et des membres postérieurs, compatibles avec des coups portés à l’aide d’un objet contondant peu avant ou au moment de sa mort.

L’examen avait conclu à une mort par strangulation, provoquée par la ligature fortement serrée autour du cou de l’animal.

Les investigations avaient conduit les gendarmes jusqu’au propriétaire de Rubis, un homme de 46 ans, ancien militaire.

Selon l’analyse génétique versée à la procédure, le seul ADN identifié sur la corde ayant servi à pendre Rubis était celui de son propriétaire.

Avant son interpellation, celui-ci avait également adressé plusieurs messages à une proche, déclarant notamment : « Ça y est, je l’ai tuée » puis « Je l’ai tuée de mes mains ».

Lors de sa garde à vue, il était toutefois revenu sur ses déclarations et avait contesté avoir donné la mort à sa chienne.

Le tribunal correctionnel de Privas l’a finalement reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés.

« Je ne comprendrai jamais ceux qui maltraitent et tuent des animaux. Après toutes ces années de combat, je suis fatigué, usé par toute cette souffrance animale. Pourtant, chaque jour, je me relève pour repartir au combat et défendre ceux qui ne peuvent pas se défendre. Rubis avait à peine un an. Aujourd’hui, justice lui a été rendue. » déclare Stéphane LAMART, Président-fondateur de l’Association Stéphane LAMART.


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