ActualitésAnimaux domestiquesHypertension : chez le chat comme chez l’Homme, mieux vaut prévenir que guérir…

Faire contrôler sa tension est devenu un réflexe pour des millions de Français. Pour nos chats, en revanche, ce geste n’est pas encore entré dans les habitudes, pourtant, l’hypertension artérielle est une maladie fréquente et silencieuse. Plus d’un tiers des chats de plus de 7 ans présenteraient une pression artérielle compatible avec une hypertension, sans que leurs propriétaires ne s’en doutent.[1] Or, cette maladie peut entraîner des conséquences graves et irréversibles, notamment une perte soudaine de la vue, ainsi que des atteintes rénales, cardiaques ou neurologiques.

Ce paradoxe est d’autant plus frappant que les propriétaires d’animaux se disent aujourd’hui très investis dans le bien-être et la santé de leurs compagnons. Selon une étude, 68 % des possesseurs d’animaux les considèrent comme un membre de la famille et 71 % affirment que le bien-être de leur animal passe avant tout.[2] Pourtant, la prévention reste encore un angle mort : beaucoup consultent lorsque l’animal « va mal », mais pas lorsqu’il « va bien », en pensant qu’il n’y a pas de raison de consulter tant qu’il ne présente aucun symptôme.

C’est précisément pour répondre à ce décalage entre attachement très fort et prévention encore insuffisante que la médecine vétérinaire met aujourd’hui l’accent sur le dépistage précoce des maladies silencieuses, comme l’hypertension artérielle féline.

L’hypertension artérielle féline est l’affection cardiovasculaire prédominante du chat âgé. Elle évolue le plus souvent sans signe visible pour le propriétaire, jusqu’à ce que des lésions apparaissent sur des organes vitaux : les reins, le cœur, le cerveau et surtout les yeux, avec un risque de cécité soudaine.

« Il faut savoir qu’à peu près 30 à 40 % des chats âgés vont développer de l’hypertension artérielle et, quand on connaît les conséquences de cette affection, il est essentiel pour nous d’apprendre à nos étudiants, mais aussi aux propriétaires, l’importance de l’hypertension artérielle féline. » Dr Rachel Lavoué, Docteur vétérinaire, spécialiste européenne en médecine interne, Maître de conférences à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse

Comme chez l’Homme, l’hypertension artérielle chez le chat est une maladie silencieuse : l’animal peut sembler en parfaite santé alors que la maladie est déjà installée. Lorsque les lésions apparaissent, il est souvent déjà trop tard.
Le dépistage permet d’agir en amont, avant l’apparition de complications graves, et de préserver la qualité de vie de l’animal sur le long terme.

  • À partir de 7 ans, il est recommandé de mesurer la tension artérielle du chat au moins une fois par an.
  • À partir de 11 ans, deux fois par an.
  • Chez les chats atteints de maladies rénales ou de troubles de la thyroïde, ce contrôle doit être encore plus régulier.

Contrairement à une idée reçue, la mesure de la pression artérielle est rapide, non invasive et indolore, et peut être réalisée lors d’une consultation de routine chez le vétérinaire.

À l’occasion de la 9e édition du “Printemps de l’HTA féline”, une campagne nationale de sensibilisation vise à faire du dépistage un réflexe santé pour les propriétaires de chats.
Cette initiative est portée par CEVA Santé Animale, en lien avec les vétérinaires partenaires, afin d’ancrer durablement la prévention dans le suivi des chats seniors.

  • L’hypertension artérielle féline est fréquente, grave et silencieuse.
  • Le chat peut sembler en bonne santé alors que la maladie est déjà présente.
  • La mesure de la tension est simple, rapide et non douloureuse.
  • Un dépistage précoce permet d’éviter des lésions irréversibles ; un traitement existe.

Retrouvez plus d’informations sur le site dédié : www.amodeus.vet/fr Demandez conseil à votre clinique vétérinaire.


[1] Étude européenne Mercury Challenge, publiée dans le Journal of Feline Medicine and Surgery, 2022.

[2]Etude KANTAR pour Esthima/Veternity mai 2025


Agence Yoann Latouche Group
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