ActualitésRéty (Pas-de-Calais) : un Saint-Bernard abandonné et attaché à un arbre, son propriétaire placé en garde à vue

L’Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux », reconnue d’utilité publique, a déposé plainte après la découverte d’un chien de race Saint-Bernard retrouvé attaché à un arbre dans un secteur boisé de Réty (Pas-de-Calais).

L’association exprime sa profonde indignation face à cette découverte particulièrement préoccupante. Selon les premiers éléments recueillis sur place, l’animal a été retrouvé vivant mais attaché à un arbre à l’aide d’une corde d’environ deux mètres. Il ne disposait ni d’eau ni de nourriture et portait un collier étrangleur. Des témoins indiquent avoir entendu ses aboiements depuis au moins la veille au soir, laissant supposer qu’il était abandonné sur place depuis de nombreuses heures.

Sans l’intervention de personnes alertées par ses appels de détresse, ce chien aurait pu connaître une issue dramatique. Lors de sa prise en charge, l’animal était particulièrement assoiffé et risquait à tout moment de s’étrangler en tournant autour de l’arbre auquel il était attaché.

L’Association Stéphane LAMART dénonce un acte d’une extrême gravité. Attacher un chien dans un bois, hors de la vue du public, sans eau ni nourriture, ne relève pas d’un simple abandon. Il s’agit d’une mise en danger délibérée d’un être vivant totalement dépendant de l’humain. Derrière cet acte se dessinent l’indifférence, la cruauté et le mépris le plus absolu pour la vie animale.

Cette affaire rappelle une nouvelle fois l’ampleur dramatique des abandons en France. Selon les données de l’I-CAD, plus de 335 258 animaux ont été pris en charge par les refuges et associations de protection animale en 2025. Ce chiffre signifie que plus de 335 000 animaux se sont retrouvés sans foyer, abandonnés ou livrés à eux-mêmes. Nous sommes très loin des 100 000 chiens et chats abandonnés évoqués chaque année. Le véritable chiffre fait peur et révèle une crise majeure de la condition animale dans notre pays.

l’Association Stéphane LAMART rappelle que l’abandon d’un animal domestique est sévèrement réprimé par la loi. Lorsque les circonstances révèlent une volonté d’exposer l’animal à la souffrance, à un danger immédiat ou à la mort, les faits peuvent également recevoir des qualifications pénales plus lourdes.

Grâce à la réactivité des personnes ayant porté secours à l’animal et aux investigations menées par les services de gendarmerie, le propriétaire du chien a pu être identifié. Ce dernier a été placé en garde à vue à la brigade de DISSU et entendu par les enquêteurs.

L’Association Stéphane LAMART salue la rapidité de l’enquête et demeure particulièrement attentive aux suites judiciaires qui seront données à cette affaire. Elle attend désormais la fixation d’une date d’audience afin que l’auteur présumé de ces faits réponde de ses actes devant la justice. Elle se constituera partie civile et veillera à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet abandon particulièrement cruel.

Stéphane Lamart, Président-Fondateur de l’association, déclare : « Aucun animal ne devrait finir attaché à un arbre, seul dans un bois, privé d’eau et de nourriture, dans l’attente d’un secours qui ne viendra peut-être jamais.

Derrière un tel acte se dessinent l’indifférence, la cruauté et la trahison de la confiance qu’un animal accorde à l’humain. Face à cette maltraitance insupportable, nous continuerons à agir sans relâche afin que les responsables soient identifiés et que la justice protège enfin ceux qui ne peuvent pas se défendre eux-mêmes. Ce Saint-Bernard a eu la chance d’être retrouvé à temps. Combien d’autres animaux disparaissent encore dans le silence des bois, des chemins isolés ou des terrains abandonnés sans jamais être secourus ? »

L’Association Stéphane LAMART remercie les personnes ayant permis le sauvetage de ce chien ainsi que l’ensemble des intervenants mobilisés pour sa prise en charge. Leur vigilance a probablement permis d’éviter le pire.

Aucun animal ne devrait subir une telle détresse. Attacher un chien à un arbre, sans eau ni nourriture, en l’exposant à une mort lente et à d’importantes souffrances, constitue un acte d’une particulière gravité qui doit être sanctionné avec la plus grande fermeté. L’Association Stéphane LAMART attend de la justice une réponse pénale à la hauteur des souffrances endurées par cet animal.

Photo d’illustration


Association Stéphane Lamart
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