Le tribunal correctionnel de Saint-Quentin a rendu son verdict le mardi 8 septembre 2026 et a déclaré coupables les trois individus interpellés en automne 2025 en flagrant délit alors qu’ils capturaient des oiseaux sauvages protégés.
L’Association Stéphane Lamart s’est constituée partie civile à l’audience de ce mardi 8 septembre à 13 h 30 devant le tribunal correctionnel de Saint-Quentin, dans une affaire impliquant trois individus interpellés en septembre 2025 à quelques kilomètres de Saint-Quentin, précisément sur la commune de Bohain-en-Vermandois. Les inspecteurs de l’environnement de l’Office français de la biodiversité (OFB) de l’Aisne avaient alors démantelé un véritable réseau de braconnage.
Trois individus avaient été interpellés en flagrant délit alors qu’ils capturaient, à l’aide de filets, cages et gluaux, des oiseaux sauvages et protégés.
Les perquisitions menées sur trois sites de la commune de Bohain-en-Vermandois ont révélé la capture d’une vingtaine d’oiseaux protégés (notamment des chardonnerets élégants, une espèce très ciblée pour la revente illégale en cage). Trois oiseaux ont malheureusement été retrouvés morts.
En conclusion de l’audience du tribunal correctionnel de Saint-Quentin, qui s’est tenue le 8 septembre, le procureur a requis des peines de prison pour les trois personnes jugées coupables (6 mois et 3 mois de prison ferme ainsi que 2 mois de prison avec sursis). Les individus jugés ont également été interdits d’exercer une activité en lien avec les animaux pendant 5 ans.
Sur intérêts civils, ils ont tous trois été condamnés solidairement à régler à l’Association Stéphane Lamart la somme de 200 € au titre du préjudice moral, 300 € au titre du préjudice écologique et 400 € au titre des frais d’avocat.
L’Association Stéphane Lamart déplore que cette affaire fasse écho à une vague de braconnage qui se sont multipliées ces derniers mois, en faisant état d’extrêmes violences contre les animaux visés. L’OFB fait savoir, de son côté, que le braconnage du chardonneret élégant augmente de manière très inquiétante en France et rappelle que ses populations ont diminué d’au moins 30 % en dix ans. L’oiseau est recherché pour son chant et son plumage, puis détenu ou revendu clandestinement.
« Il n’est plus possible d’accepter de telles pratiques illégales en France, interpelle vivement Stéphane Lamart. Face à la menace du braconnage et de la capture d’oiseaux protégés, il est nécessaire que la justice applique enfin des peines exemplaires et dissuasives pour mettre fin à ces trafics clandestins. »






































