ActualitésAnimaux domestiquesCorrida : le COLBAC dénonce la vision réactionnaire et dépassée de la société défendue par Robert Ménard

Sophie Maffre-Baugé12 mai 202621 min

À la suite de l’entretien accordé par Robert Ménard à Midi Libre annonçant sa prise de fonction à la présidence de l’Union des Villes Taurines de France (UVTF), le COLBAC (Comité de Liaison Biterrois pour l’Abolition de la Corrida) réagit aux positions défendues par le maire de Béziers.

Dans cet entretien , Robert Ménard assume vouloir devenir l’un des principaux porte-parole nationaux de la corrida, qu’il présente comme une pratique culturelle devant être protégée.

Le COLBAC réagit :

Robert Ménard se prétend défenseur de la liberté culturelle, mais il combat surtout ce qui dérange les habitudes du passé, de SON passé.

Chaque progrès humain a eu ses adversaires : ceux qui refusaient la science, les droits nouveaux, l’émancipation, la compassion envers les plus faibles.

L’’obscurantisme commence toujours ainsi : en habillant le refus d’évoluer avec des mots comme “culture”, “identité” ou “coutume”.

La civilisation avance lorsque l’homme remet en question la violence, la cruauté et les injustices qu’il considérait autrefois comme normales.

S’opposer au progrès moral n’est pas défendre une civilisation. Robert Ménard tente de retenir un monde qui change malgré lui.

Alors que les connaissances sur l’éthologie animale, la sensibilité des animaux et leur capacité à souffrir ne cessent de progresser, le COLBAC continuera à porter une autre vision de la société : une société capable de remettre en cause les pratiques culturelles cruelles héritées du passé. C’est cela, le progrès de la civilisation.


Sophie Maffre-Baugé
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Présidente de l'association Colbac

2 commentaires

  • Monnot

    14 mai 2026 à 0h07

    Merci et bravo pour les actions que vous menez. Nous adhérons complètement à vos propos. Mr Ménard voit que la corrida est une manne financière pour sa ville. Il se réfugie derrière de mauvaises raisons rétrogrades et barbares qui ne dupent personne. Le vrai moteur c’ est le fric…un réel déshonneur pour sa ville.

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    • Sophie Maffre-Baugé

      14 mai 2026 à 16h03

      Oui, Monsieur Ménard avance des arguments qui ne dupent plus grand monde. En revanche, il est inexact d’affirmer que la corrida constitue une manne financière pour la ville de Béziers. C’est la feria — grande fête populaire au sein de laquelle se déroulent des corridas, mais aussi de nombreuses autres animations — qui génère une activité économique importante pour la ville. La corrida, elle, ne rapporte rien à la municipalité et bénéficie au contraire de soutiens publics : elle coûte donc de l’argent au contribuable.

      Répondre

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