Numéro 1Politique & AnimauxL’animalisme politique, une nécessité face à l’absence d’avancées significatives

Guillaume Prevel15 octobre 20202 min

Rien n’arrête une idée dont le temps est venu 

Victor Hugo

Mise sur la place publique par des associations comme L214, la question de la souffrance animale fait depuis quelques années régulièrement parler d’elle dans les médias. La diffusion d’images choquantes tournées dans des abattoirs et des élevages, si elle heurte l’opinion publique, majoritairement favorable à la cause animale, ne trouve cependant qu’un faible écho dans les rangs des différents partis politiques français.

Passée l’indignation de façade et les effets d’annonce, il ne se passe rien ou presque, les lobbies veillant scrupuleusement à ce que rien ne change.

Fort du constat de l’absence de prise en compte de la cause animale, par les hommes politiques de tous bords, le Parti Animaliste voit le jour le 16 Novembre 2016, et se donne pour ambition de faire émerger la question animale dans le débat politique.

Inconnu de la majorité du public, sans réelle couverture médiatique et en quelques semaines d’une campagne menée tambour battant par des novices en politique, le Parti Animaliste arrive à dépasser les 1% de suffrages exprimés dans 86 circonscriptions lui ouvrant droit au financement public.

Lors des élections européennes de 2019, le Parti Animaliste, dont la notoriété ne cesse de croitre sur le terrain, malgré la volonté des médias d’invisibiliser le mouvement, crée la surprise en dépassant notamment les listes de Nathalie Arthaud (lutte ouvrière), Florian Philippot (Les patriotes) ou encore celle de François Asselineau (Union Populaire Républicaine).

Véritable surprise pour tous les instituts de sondage qui prédisaient un score oscillant entre 0,5% et 1%, le Parti Animaliste frôle le demi-million d’électeurs et obtient 2,17% des suffrages exprimés au niveau national. Et ce malgré les nombreuses irrégularités constatées dans de nombreux bureaux de vote.

Irrégularités et « fraude massive » qui seront dénoncées à l’antenne par la tête de liste Hélène Thouy et impliqueront une saisine du Conseil d’Etat.

Néanmoins, malgré ces atteintes manifestes à la démocratie, le mouvement de fond est lancé, la vague violette a grossi, et démontre l’attente grandissante des français sur la question animale. Les autres partis politiques français comprennent qu’ils ne peuvent plus mépriser ces questions.

Le parti animaliste, parti politique centré sur la cause animale et les problématiques qui s’y rapportent, parfaitement transpartisan, obtient même ses 12 premiers élu(e)s en nouant des alliances lors des municipales 2020, avec des listes de droite et de gauche ayant en commun la volonté de faire avancer la condition animale.

Le but premier du Parti animaliste était de politiser la question animale, afin de la faire émerger dans le champ politique et d’obtenir des avancées sur le bien-être animal.

L’objectif premier est atteint, mais il reste tant à faire que le petit tigre politique, entend s’inscrire dans la durée et sera présent dans le paysage politique français, tant que la voix des animaux ne sera pas entendue…

Guillaume Prevel
Guillaume Prevel
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Conseiller régional Ile-de-France du Parti Animaliste
Correspondant des Hauts de Seine du Parti Animaliste

2 commentaires

  • Racois brigitte

    21 octobre 2020 à 13h29

    Bravo

    • Prevel

      3 novembre 2020 à 21h53

      Merci 🙏

Les commentaires sont fermés.

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