ActualitésAnimaux domestiquesLe cheval : « bête » ou « animal » ?

Corinne Dupeyrat27 septembre 20217 min

Ne vous êtes-vous jamais demandé : le cheval, est-il une bête ou un animal ?

Au-delà de la simple question de vocabulaire, donner une réponse à cette interrogation peut se révéler plus complexe qu’il n’y paraît lorsque l’on y prête attention.

Voici les définitions que nous proposent le dictionnaire :

Bête :

Nom féminin du latin bestia. Substantif assez usuel relatif à un être du règne animal autre qu’un être humain.

Adjectif désignant une personne sotte, et sans malice, sans esprit.

Au sens figuré, le terme « bête » est empreint de symbolique religieuse chrétienne. Dans l’Apocalypse selon Saint Jean, la « bête » a sept têtes et dix cornes. Elle représente l’Antéchrist, le pouvoir de Satan opposé à Dieu. Les hommes qui y adhèrent reçoivent la « marque de la Bête » ou « nombre de la Bête », il s’agit du chiffre 666.

Ce terme très courant est utilisé dans bon nombre d’expressions populaires : « Pense-bête », « Reprendre du poil de la bête », « Être bête à manger du foin », « Bête comme chou », « Être la bête noire de quelqu’un », « Chercher la petite bête », « Bête à bon Dieu », « Âge bête », « Regarder quelqu’un comme une bête curieuse », « Bête de foire/de cirque », « Faire la bête à deux dos », « Se payer sur la bête »…

L’Histoire a vu, elle aussi, son défilé de bêtes terribles et menaçantes pour les populations. Pour n’en citer que la plus connue, la bête du Gévaudan sema la terreur en France de 1765 à 1787 et se révéla être, selon toute probabilité, un loup cervier. Cependant, les adeptes de la crypto zoologie envisagent qu’il s’agirait peut-être d’un des derniers survivants des mesonychia, sortes de loups à sabots, disparus il y a environ 28 millions d’années.

Animal :

Nom masculin du latin animalis qui désigne un être vivant, organisé, élémentaire ou complexe, doué de sensibilité et de mobilité, qui vient du mot latin anima, signifiant souffle ou air, mot souvent traduit par « âme ».

Adjectif : Instinctif, charnel, sensuel. Qui, en l’être humain, est propre à l’animal.

Les philosophes considèrent généralement l’homme comme un animal humain et le définissent comme étant un « animal » raisonnable, c’est-à-dire doué de raison, de réflexion.

Quelques expressions populaires ont emprunté le terme « animal » : « Animal politique », « Magnétisme animal », « Esprits animaux », « Le roi des animaux », « Fonctions animales », « Règne animal », « Animal totem ou de pouvoir » « Animal de compagnie », « Instinct animal »…

L’animal suggère la douceur et la sagesse car il possède par définition une enveloppe charnelle habitée par un esprit animé, une âme. Symbole de certaines forces ou de certaines faiblesses humaines, l’animal instruit, apaise ou fait rêver, tandis que la bête, assimilée aux instincts primaires et reptiliens, à la sexualité brutale et sauvage dépourvue d’esprit, inspire la répulsion, dérange et fait peur.

« Bête » et « Animal »… ces deux mots représentent deux mondes contraires à l’instar du Yin et du Yang, du jour et de la nuit, du féminin et du masculin, du positif et du négatif. Ils se complètent et s’opposent à la fois. Sans cette dualité, rien sans l’autre n’existerait. Seule l’alchimie, par sa magie, a le pouvoir de transformer la bête en animal au rythme de son évolution spirituelle, révélant son essence et mettant la lumière sur ce qui n’était qu’ombre.

« Bête » ou « animal » ? Je vous invite à prendre en compte la signification symbolique des mots car ils influent indirectement sur celui qui les reçoit. Ils ont également une portée vibratoire et énergétique1. Aussi, il vous appartient de choisir avec soin, en pleine conscience quel qualificatif vous déciderez de donner au cheval.

Pour y répondre, tentez cette expérience : approchez-vous d’un cheval, observez votre propre émotion. En avez-vous peur, l’évitez-vous, le repoussez-vous par crainte qu’il ne vous morde ou ne vous fasse du mal ? Ou bien ressentez-vous une irrépressible attirance à le toucher, à sentir sous vos doigts le velouté soyeux de sa robe, invitant la caresse ?

« Bête » ou « animal » ? La réponse ne serait-elle pas subjective, fonction de notre conditionnement, de notre éducation, ou plus particulièrement de la relation que nous entretenons avec le cheval ? Avec CE cheval, celui que nous connaissons si bien, cet être unique avec lequel nous entretenons une relation de confiance et d’amour sincère.

Lorsque vous aurez trouvé votre réponse, et selon que vous en viendrez à considérer le cheval comme une bête ou animal, vous pourrez vous poser cette ultime question : l’Être Humain, bête ou animal ?

En effet, l’on a parfois vu des animaux faire preuve de plus d’humanité que l’être humain lui-même… Cet humain qui revêt, selon l’individu considéré ou les circonstances, le statut de « bête » (idiot et sans esprit, faisant même parfois preuve d’une bestialité incontrôlée). Cet humain anthropocentré, qui ne vaut pas plus que les « bêtes » avilies et dégénérées qu’il exploite sans foi ni remord lorsqu’il s’imagine au sommet de tous les autres règnes dont il se croit supérieur et maître.

Cet être divin déchu qui, au fil du temps, a oublié l’animal qu’il était pour devenir l’Homo sapiens sapiens d’aujourd’hui, sorte d’« Homo rapiens2 », branché et câblé artificiellement en continu de toutes parts…

À l’heure où nous traversons une crise écologique sans précédent, une nouvelle tendance semble pourtant émerger chez certains humains. Ils portent un nouveau regard sur la Terre et ses habitants avec la volonté de revenir à une cohabitation respectueuse entre tous les êtres qui la peuplent.

Mais saurons-nous retrouver l’animal en nous pour révéler l’Être Humain sage et spirituel que nous sommes en réalité ?

Saurons-nous revenir à notre juste place, non pas en-dessous, ni au-dessus des autres règnes du vivant, mais en interconnexion harmonieuse, en communion avec chacun d’entre eux, dans le respect de la Nature, notre véritable nature, tel l’Homme de Vitruve imaginé par Léonard de Vinci ?

1 cf. travaux de Masaru Emoto concernant les effets de la pensée et des émotions sur l’eau.

2 Du latin rapere : voler, piller


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Artiste animalier et Communicatrice animalière

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