Le Parti animaliste dénonce avec la plus grande fermeté le transfert, dans la nuit du 22 au 23 juillet, de huit dauphins de Marineland vers des delphinariums espagnols.
Le gouvernement avait indiqué à plusieurs reprises qu’aucun transfert n’était prévu dans l’immédiat, mais la situation a évolué. Malgré les assurances données ces dernières semaines, huit dauphins ont finalement été transférés en pleine période estivale vers un delphinarium espagnol. Cette décision illustre l’absence d’anticipation des pouvoirs publics et leur incapacité à mettre en œuvre une véritable politique de sortie de la captivité des cétacés.
Une loi votée sans solution de sortie
En 2021, la France a décidé d’interdire progressivement la détention des cétacés à des fins de spectacles. Cette décision constituait une avancée majeure pour les animaux.
Depuis cette loi et pendant cinq ans, l’État avait largement le temps de créer un sanctuaire. Mais rien n’a été fait.
Plusieurs projets de sanctuaires marins existent aujourd’hui en Europe. Ils auraient dû être accompagnés beaucoup plus tôt par les pouvoirs publics afin de disposer de solutions crédibles au moment de la fermeture des delphinariums.
« Les dauphins paient aujourd’hui le prix de l’impréparation de l’État. La fermeture des delphinariums était une avancée indispensable, mais elle aurait dû s’accompagner d’une véritable stratégie pour garantir leur avenir. Nous refusons que l’urgence et l’improvisation décident du sort de ces animaux. »
Béatrice Canel Depitre Coprésidente du Parti animaliste
Le Parti animaliste demande la création d’un réseau de sanctuaires marins en France et en Europe
Ce qui s’est passé pour les dauphins de Marineland ne doit pas se reproduire pour les autres dauphins encore captifs dans des zoos. Le Parti animaliste appelle l’État français à assumer pleinement ses responsabilités en engageant immédiatement une stratégie française ou européenne de création et de développement de sanctuaires marins, seule solution offrant à ces animaux des conditions de vie proches, et incomparablement plus respectueuses, de leurs besoins biologiques et comportementaux que les delphinariums.
Nos demandes
Le Parti animaliste demande :
- la mise en place immédiate d’un moratoire sur tout nouveau transfert de cétacés tant qu’une évaluation indépendante des solutions disponibles n’aura pas été réalisée ;
- la création d’une mission interministérielle chargée de préparer l’accueil des cétacés dans des sanctuaires marins en coopération avec les États européens concernés ;
- une transparence complète sur les décisions ayant conduit à ces transferts et sur les conditions dans lesquelles ils ont été réalisés ;
- la publication sans délai de l’ensemble des textes réglementaires permettant l’application complète de la loi de 2021 ;
- l’élaboration d’une stratégie nationale de sortie de la captivité des cétacés, en lien avec les États européens concernés, afin d’anticiper les fermetures de delphinariums et d’éviter que les animaux ne soient, dans l’urgence, déplacés vers d’autres structures de captivité ;
- la publication de l’ensemble des avis scientifiques, vétérinaires et administratifs ayant conduit à autoriser ce transfert.
Le Parti animaliste poursuivra son engagement pour que la fin de la captivité des cétacés ne se résume pas à leur transfert d’un bassin à un autre, mais ouvre enfin la voie à des solutions respectueuses de leurs besoins et de leur dignité.
Photo d’illustration











































