ActualitésPolitique & AnimauxCorrida : le Parti animaliste dénonce la triple impasse d’une pratique à l’agonie

Parti animaliste16 avril 20263 min

L’association FUTUR s’est infiltrée dans une novillada à Mugron, dans les Landes. Trois jeunes taureaux y ont été sacrifiés pour le divertissement du public. Les images captées révèlent ce que les défenseurs de la corrida refusent systématiquement de montrer : des animaux désorientés, trop faibles pour continuer à lutter, forcés de se relever pour poursuivre le spectacle malgré les douleurs et leur agonie. 

L’association dénonce des pratiques volontairement occultées : les animaux sont saignés et découpés en plein air immédiatement après leur mise à mort, pour être vendus comme viande. Cette pratique, illégale pour tout autre animal destiné à la consommation humaine, expose la viande à de potentielles contaminations sans supervision sanitaire garantie. 

Les tentatives de documenter la corrida se heurtent souvent aux mêmes blocages : caméras confisquées, pressions, contrôles de gendarmerie, expulsions. Les défenseurs de la tauromachie revendiquent publiquement leur droit à cette pratique au nom de la culture et de la tradition. Dans ce cas, pourquoi empêcher que l’ensemble de la réalité soit divulgué ? 

Cette contradiction est aujourd’hui portée devant les tribunaux. La personnalité Jeremstar et des militants de PETA sont actuellement poursuivis en justice pour avoir participé à une action  anticorrida et dénoncé la cruauté de cette pratique. Le Parti animaliste leur apporte son soutien total. Poursuivre les lanceurs d’alerte ne changera pas la vérité.

Les arguments de la tradition culturelle et du levier économique, régulièrement avancés par les défenseurs de la tauromachie, sont sévèrement érodés par un rapport de la chambre régionale des comptes Occitanie sur le soutien public à la corrida. Ce rapport, publié en 2025 sur la période 2019-2023, établit que sur près de  deux millions de visiteurs de la féria de Nîmes, seulement 5 % assistent à une corrida.

L’organisation des spectacles tauromachiques a accumulé 400 000 euros de déficit sur la période. L’argent public des collectivités collecté via l’impôt doit financer ce déficit, alors que  huit Français sur dix appellent à l’interdiction de la corrida.

Eddine Ariztegui, élu au conseil municipal et communautaire de Montpellier, porte-parole et coprésident du Parti animaliste, déclare : La chambre régionale des comptes confirme ce que nous disons depuis toujours : la féria est le véritable poumon économique des villes taurines, en aucun cas la corrida. Nîmes, comme les autres villes taurines, peut allègrement se passer des corridas, qui pèsent sur les budgets publics au détriment des administrés qui les financent via leurs impôts. Nous soutenons pleinement Jeremstar et l’ensemble des bénévoles de l’association PETA qui s’opposent à ce que  l’humanité a de plus laid : le plaisir de torturer des innocents.

Les corridas, considérées par l’article 521-1 du Code pénal comme des sévices graves et des actes de cruauté, entraînant la mort d’un animal, sont déjà interdites et punies de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende sur la majeure partie du territoire. Toutefois, un alinéa de ce même article les dispense de sanction dans les communes où elles constituent « une tradition locale ininterrompue ». 

Cette exception est une anomalie juridique dans un pays où la protection des animaux sensibles est inscrite dans la loi. Elle survit non par adhésion populaire, mais par inertie institutionnelle et pression de lobbies minoritaires.

Le Parti animaliste demande l’abolition de la corrida, ainsi que la relaxe des poursuites contre Jeremstar et les militants de PETA. 


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