Sous le viaduc de la station Dupleix (ligne 6), des dizaines d’oiseaux meurent chaque semaine dans des conditions atroces, piégés par des dispositifs de protection défaillants. Malgré les alertes répétées de plusieurs associations de la cause animale, la RATP brille par son immobilisme. Aujourd’hui, FUTUR publie une vidéo pour dénoncer ce scandale de maltraitance animale en plein cœur de Paris.
NOTRE VIDÉO
Des filets de « sécurité » transformés en mouroirs
Initialement installés pour protéger le marché et les infrastructures des déjections, les filets sous le viaduc de Dupleix sont devenus, faute d’entretien, de véritables nasses mortelles. Par des déchirures béantes, les pigeons s’y engouffrent et s’y retrouvent prisonniers.
Le constat est insoutenable : les oiseaux s’y épuisent, s’y emmêlent et finissent par succomber lentement à la faim, à la soif et au stress. Les plus jeunes, nés dans ces filets, n’ont aucune chance de survie.
Une gestion de crise défaillante
L’association FUTUR a été appelée en renfort sur ce dossier face à l’inaction persistante de la RATP. Depuis des années, la RATP prétend être « mobilisée » sur le sujet. En réalité, elle se contente de renvoyer la balle et de multiplier les réponses dilatoires, sans qu’aucune mesure concrète ne soit prise.
À ce stade, il ne s’agit plus d’un simple retard ou d’une difficulté technique : il s’agit d’un choix : celui de ne pas agir. La réparation des filets relève pourtant clairement de leur responsabilité et permettrait un minima de régler le problème en quelques jours. La solution est connue, simple et immédiatement applicable.
Le maintien de cette situation ne peut donc plus être toléré. Cette inaction prolongée engage pleinement la responsabilité de la RATP et traduit un mépris inacceptable des obligations qui lui incombent.
La solution est simple et rapide. Ne pas la mettre en œuvre est un choix et ce choix est moralement et politiquement inacceptable.
Il est temps que la RATP cesse de se retrancher derrière des formules administratives et assume enfin ses obligations.
« Cela fait des années que ce dossier est officiellement « en cours ». Des années de promesses, de réponses creuses et d’inaction assumée. Plutôt que de traiter le problème à la source en réparant ou en retirant ces filets, la RATP choisit de gérer les conséquences » s’indigne Vuk, lanceuse d’alerte pour FUTUR.
Un double discours institutionnel et pire, des mensonges ?
Interrogé sur cette situation, la RATP affirme pourtant être « sensible à la condition animale ». Elle précise (dans un article) être « en relation avec les services de la Direction des Espaces verts et de l’Environnement de la Ville de Paris (Mission « Animaux en ville ») et l’association A.E.R.H.O (Association Espaces de Rencontres entre les Hommes et les Oiseaux), pour échanger et identifier les bonnes pratiques à mettre en œuvre sur nos infrastructures ».
FUTUR a contacté Didier Lapostre, président de l’AERHO, il dément ces propos et affirme qu’ils n’ont plus eu le moindre échange avec la RATP depuis deux ans. Ce décalage flagrant entre la communication de l’entreprise et la réalité des partenariats invoqués illustre une volonté de masquer l’inaction derrière des paravents administratifs.
Le pigeon : une victime invisible de notre indifférence
Trop souvent relégués au rang de « nuisibles » ou de « rats des airs », les pigeons sont les grands oubliés de la protection animale urbaine. Pourtant, cet oiseau est un être sensible, intelligent et totalement inoffensif. Capable d’éprouver des émotions complexes et de tisser des liens sociaux forts, il est un habitant historique de nos cités. Cette diabolisation injustifiée permet aujourd’hui à des acteurs publics comme la RATP de tolérer des souffrances qu’on ne supporterait pour aucune autre espèce. Ignorer leur agonie sous prétexte qu’ils seraient « indésirables » est une faute éthique majeure.
Les exigences de l’association FUTUR
Forte de ses 75 millions de vues en 2025, l’association FUTUR interpelle la direction de la RATP et exige :
- La libération de tous les oiseaux actuellement emprisonnés.
- La réparation immédiate ou mieux, le retrait des filets
CALL TO ACTION : l’association FUTUR appelle les citoyens à envoyer un mail à la RATP pour exiger une intervention immédiate, une solution durable et une communication claire sur les mesures prises.
Photo d’illustration












