Elle vit un enfer depuis trois décennies. Chez Antoinette, le jardin n’est plus un refuge, c’est un abattoir. Victime d’un oubli d’aménagement de l’État, cette propriétaire voit ses terres envahies par des battues administratives d’une violence inouïe. Si l’irrecevabilité d’un recours européen est décevant, d’autres procédures sont en cours ainsi que de nouvelles actions. Elle est à bout, mais refuse de plier. L’association FUTUR relaie son appel au secours et appelle à la mobilisation générale.
Un jardin transformé en zone de guerre
Tout commence il y a 35 ans avec la construction d’une autoroute. L’État ne construit pas les éco-ponts annoncés. Résultat : les animaux sauvages, piégés par le bitume, se réfugient sur la propriété d’Antoinette. Plutôt que de corriger son erreur, la Préfecture a choisi la manière forte : imposer des battues administratives.
Mardi dernier, le cauchemar a franchi un nouveau cap de cruauté. Sous les yeux d’Antoinette, des biches gestantes ont été étripées et des marcassins déchiquetés vifs par les chiens. C’est « Le massacre de trop » pour cette femme « traumatisée à vie » comme elle le déclare dans une première vidéo publiée par FUTUR.
Le combat de David contre Goliath
Depuis 35 ans, Antoinette mène une lutte acharnée contre une machine administrative sourde. Son bilan est lourd :
- Elle est traumatisée par plus de 70 battues devant ses yeux
- 60 000 € de frais de justice qui l’ont laissée endettée.
- Deux chevaux morts sous le choc du stress des détonations.
- Une agression physique par un chasseur sur son propre terrain.
- Des menaces et des pressions pour qu’elle cesse son combat
La semaine dernière, le verdict est tombé : son recours devant la Cour européenne a échoué. Au lieu de l’apaisement, la réponse du Préfet a été immédiate : les battues vont s’intensifier.
« Je ne vais jamais plier »
Malgré l’épuisement et les menaces, cette femme d’une soixantaine d’années reste debout.
“Je ne peux pas abandonner les animaux, les laisser se faire massacrer, abattre par des armes ou déchiquetés vivants par les chiens des chasseurs. C’est injuste. Il suffirait d’un éco-pont pour régler la situation, mais on préfère le sang. Je ne vais jamais plier, je me battrais jusqu’au bout !”
Pour l’association FUTUR, le cas d’Antoinette est le symbole d’une politique de chasse archaïque qui bafoue la propriété privée et la vie des animaux.
C’est une trahison insupportable : l’État ne se contente pas d’ignorer la détresse d’Antoinette, il transforme son refuge en abattoir.
L’APPEL AU SECOURS : un combat pour la vie
Antoinette est aujourd’hui seule face à la machine d’État, dans un département où le lobby de la chasse fait la loi. Mais son courage ne suffira plus : elle a besoin de notre force collective pour transformer ce combat juridique en victoire pour le vivant.
L’association FUTUR lance aujourd’hui un double appel à la solidarité :
- Une pétition nationale : Pour briser le silence et exiger du Préfet l’arrêt immédiat de ces massacres sur une propriété privée.
- Une cagnotte solidaire : Pour donner à Antoinette les moyens de relancer l’offensive juridique. Chaque euro montre à Antoinette que nous sommes nombreux à la soutenir dans son combat.
Dans une vidéo forte publiée ce jour sur nos réseaux sociaux, Antoinette apparaît à bout de forces, mais déterminée à ne pas laisser le dernier mot à la violence. Elle nous adresse ce cri du cœur :
« L’association FUTUR a accepté de lancer une cagnotte pour que je puisse continuer mon combat aidez moi, j’ai besoin d’aide je peux plus… »
Ne laissons pas Antoinette seule dans son combat courageux. Signez, donnez, partagez : refusons cette décision arbitraire de l’Etat de massacrer les animaux.
Lien de la vidéo de ce jour : instagram.com/p/DWl_zAJEfTJ
Lien de la pétition : futur-asso.com/petitions/battue-administrative
Lien de la cagnotte : helloasso.com/associations/futur-paris/collectes/le-havre-de-paix-devenu-en-enfer-a-cause-de-la-chasse
Lien de la vidéo, son 1er témoignage : instagram.com/p/DVRI5a2jRFz


















9 commentaires
Gaston F.
2 avril 2026 à 13h36
un peu plus d’info sur ce cas: (extraits d’articles)
“Antoinette Kaak a été condamnée en 2018 par le tribunal de police de Bourges pour non-respect de ses plans de chasse. On lui reprochait notamment de ne pas avoir mis en œuvre les mesures de régulation qui lui incombaient, contribuant ainsi à l’explosion des populations de gibier sur son domaine. Plus encore, elle était accusée de nourrir régulièrement les cervidés et les sangliers, attirant de fait ces animaux et aggravant la situation.”
“Lors de l’audience à Orléans, l’avocat des APPR a rappelé que la propriétaire s’était elle-même mise en faute en refusant de contribuer à la régulation des animaux présents sur ses terres. « En nourrissant les animaux sauvages et en ne prenant aucune mesure pour les limiter, Mme Kaak a favorisé leur concentration sur son domaine »”
c’est mieux avec un autre point de vue.
On peut avoir des convictions, il faut juste en accepter les conséquences.
M
4 avril 2026 à 12h54
Elle a eu raison de ne pas ouvrir aux chasseurs, les animaux n’ont aucun endroit où se réfugier à part les jardins privés, tellement ils sont acculés de toute part, et les forêts trop petites. Par contre, c’est vrai qu’elle ne devrait pas les nourrir, si vraiment c’est le cas, parce que les dires de la plupart des chasseurs… Faut s’en méfier comme de la peste.
Et nous devrions nous poser la question du pourquoi y a t-il de plus en plus de sangliers alors qu’ils sont de plus en plus chassés… Y a pas un effet de…… cause à effet là? N’est-ce pas comme l’histoire des mouches qui pondent dans les cerises et qui se sont multipliés fois xxxx à cause des pesticides de je ne sais plus quel pays? Ça mérite une étude sérieuse.
M
4 avril 2026 à 13h31
Puis ‘il y a quand même ce problème d’éco-pont qui n’a jamais été fait! Il ne faut pas l’oublier ça. Les animaux sont coincés ! Mais c’est sur de la part des “responsables” (qui ne le sont pas), des dirigeants d’autoroutes, construire des ponts pour les animaux, quelle perte d’argent, ce n’est tellement pas important….
Martin
2 avril 2026 à 11h56
Ignoble ne lachez rien ces fdp sont des tueurs sanguinaires sauvons ces animaux
Lambert
2 avril 2026 à 11h50
Total soutien!
Cette cruauté doit cesser immédiatement !
Barbier
2 avril 2026 à 11h23
Non non les chiasseurs non pas le droit de entrer chez elle🤬🤬🤬
Arrêtez ce massacre et que faut les police elle doit faire respecter les lois!!!!!!
Gaston F.
2 avril 2026 à 13h06
c’est la police de l’environnement et le préfet qui organisent ces battues….
Donc c’est parfaitement légal.
Il serait bon d’avoir aussi la version adverse pour se faire une opinion éclairée. je crois que c’est pas tout rose …..
Flambart
2 avril 2026 à 11h20
Always, animals have to pay…
Garcia
2 avril 2026 à 11h15
Qd est ce que vous arrêterez cette boucherie, vous êtes complice