Un stylo à bille bleu, une feuille blanche, et parfois plus de 80 heures de patience. C’est tout ce qu’il me faut pour faire naître un bouquetin, un hibou grand-duc, des lions ou un cobe defassa. Mon nom d’artiste est PYKKA et, je vis et je dessine à Saint-Priest-en-Jarez dans la Loire.
Un outil, une discipline
Formée aux Beaux-Arts de Valence, j’ai trouvé, il y a deux ans, mon médium de prédilection : le stylo à bille bleu. Un outil sans prestige, qui impose sa rigueur — pas de retour en arrière possible, il faut observer et comprendre avant de tracer.
Une histoire ancienne
Mon regard sur les animaux vient aussi d’une passion beaucoup plus ancienne pour la biologie et l’éthologie — j’adorais, adolescente, les livres de Konrad Lorenz, et la biologie déjà me passionnait. Plus récemment, un livre m’a beaucoup marquée : Penser la condition animale, d’Émilie Dardenne.
Le sens de mes dessins
Lorsque je dessine, je donne une voix aux animaux, je sensibilise à leur cause, et j’essaie de partager mon émerveillement. Plus je les dessine, plus je suis émerveillée. Pour mes dessins de rats par exemple, je voulais en faire un, et je n’ai pas réussi à m’arrêter : j’en ai fait sept, et je sais qu’il y en aura d’autres.
Je choisis souvent des animaux qu’on connaît mal, ou qu’on réduit à une image toute faite : le rat, le corbeau, le vautour. Un vautour n’est pas qu’un charognard ; un rat n’est pas qu’un nuisible.
Mon objectif est de créer un lien entre l’animal représenté et le spectateur – pour qu’il se demande : qui est vraiment cet animal ? quelle est sa condition ? C’est de ce lien, je crois, que naît l’envie de protéger.
Les animaux ont besoin qu’on reconnaisse leur sentience et qu’on les considère comme nos égaux. Dessiner, c’est ma façon d’y prendre part.
Mon univers (portfolio, newsletter, boutique, actualités…) : www.pykka.carrd.co

Marguerite Sinz
Artiste engagée pour le Vivant



