Il y a dix ans, celles et ceux qui défendaient les animaux avaient obtenu une avancée extraordinaire qui allait changer la vie de générations entières de poules. À force de mobilisations devant les magasins, de sensibilisation du public, d’enquêtes et de négociations, les supermarchés, les industriels et la restauration s’étaient engagés à ne plus utiliser ou vendre d’œufs de poules élevées en cage d’ici 2025.
Ces engagements annonçaient la fin des cages en France.
J’avais vu, de mes propres yeux, ce qu’était la vie des poules dans les élevages en cage (ici, vers 2011) :

Comme tant d’autres, j’avais pris part à quelques-unes de ces mobilisations victorieuses, sur le terrain, devant les hôtels et les supermarchés, pour qu’ils abandonnent les œufs cage :

À quoi tout cela a-t-il servi ?
En quelques années, des millions de poules étaient sorties des cages. Avant ces campagnes, 8 poules sur 10 vivaient dans ces enfers grillagés : c’était la norme. Aujourd’hui, c’est l’inverse, car près de 8 poules sur 10 peuvent se déplacer, étendre leurs ailes, se percher.
Tant de souffrances en moins !
Mais pour les douze millions de poules qui restent en cage, le cauchemar continue.
En 2024, j’ai dû me rendre à l’évidence : non seulement les cages n’allaient pas disparaître en 2025, mais les progrès semblaient s’enliser. Beaucoup d’entreprises ne prenaient tout simplement pas le chemin de la fin des cages. Ces poules étaient-elles condamnées à vivre et à mourir enfermées, privées de tout ce qui compte pour elles ?
Aux côtés des milliers de personnes, donateurs, sympathisants, bénévoles, et mes collègues salariés qui font Anima, j’ai choisi de finir ce qui avait été commencé : sortir toutes les poules des cages, le plus vite possible.
Pour y arriver, nous faisons bouger les grandes entreprises qui utilisent encore des œufs de poules en cage. Chaque personne qui soutient Anima permet de négocier avec elles, de les placer face à leurs responsabilités et d’influencer les responsables.
Une victoire se profile à l’horizon. Encore quelques efforts et nous pourrons tourner la page d’une des pires pratiques de l’élevage industriel.
Et ça marche. Dans la restauration, cette mobilisation a déjà contribué à changer la vie de centaines de milliers de poules. Grâce à une enquête participative d’Anima, les supermarchés se sont vu rappeler, dans tous les médias, qu’il était l’heure des comptes. Des dizaines d’entreprises dialoguent avec Anima et progressent, éliminant la demande pour les œufs de poules en cage.
Moi, c’est Cyril. Je te propose d’agir avec Anima pour créer un monde meilleur pour les animaux. Toi et moi, nous allons venir en aide aux poules maintenant, efficacement, et faire notre maximum pour les sortir des cages où elles croupissent encore.
Si tu lis ces lignes, rejoins le mouvement, et tu recevras des informations sur les avancées pour les poules et des opportunités d’agir.
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Cyril Ernst
Association à but non lucratif.



