ActualitésAnimaux domestiquesMunicipales 2026 : mieux vivre avec ses animaux, un enjeu de politique locale

I-CAD27 février 20267 min

Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars prochains et la place des animaux de compagnie dans les communes s’inscrit parmi les préoccupations de gestion locale. Aménagement d’espaces dédiés, organisation des services municipaux, propreté et information des habitants : autant de domaines relevant directement de la compétence des municipalités, en plus de leur responsabilité en matière de gestion des chiens et chats errants ou en état de divagation*Ces enjeux contribuent à l’amélioration du cadre de vie des 60 % des foyers français qui possèdent au moins un chien ou un chat[1], soit 18 206 500 animaux identifiés et considérés vivants dans le Fichier National I-CAD (9 527 168 chiens et 8 661 696 chats[2]).

Pour aller plus loin, le Fichier National I-CAD, dont la gestion est assurée par la société Ingenium animalis, sous délégation du ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, a interrogé les Français, en partenariat avec Opinion Way[3].

Globalement, une majorité de Français (73 %) se déclare satisfaite des actions mises en place par leur commune pour gérer la cohabitation entre habitants et animaux. Toutefois, l’analyse détaillée révèle un niveau de satisfaction plus limité concernant les actions d’information et sensibilisation ainsi que la prise en charge des animaux errants.

« Face à leur place désormais incontournable dans notre société, la question n’est plus d’accepter les animaux, mais d’organiser pleinement leur intégration dans l’espace public. » explique Pierre Buisson, Dr Vétérinaire et Président d’Ingenium animalis.

La gestion quotidienne de la présence animale apparaît désormais comme un axe prioritaire pour les habitants. Si les actions en matière de propreté enregistrent 63 % de satisfaction, elles demeurent toutefois un point de vigilance.

Ainsi 41% des répondants situés dans les petites agglomérations et 42% dans l’agglomération parisienne sont insatisfaits de la propreté de leur ville, contre 35% en moyenne. Une tendance également constatée concernant la question de la cohabitation entre animaux et habitants (30% contre 25%).

Parmi les actions mises en place par leur commune en faveur des animaux, seuls 4 Français sur 10 déclarent que leur commune a instauré un système de gestion des déjections canines comme des sacs ou un nettoyage dédié (40%).

Interrogés sur les priorités à renforcer, les Français identifient clairement :

  1. La propreté de la voie publique (56 %)
  2. L’éducation et responsabilisation des propriétaires (55 %)
  3. Le bien-être et protection animale (41 %)
  4. La sécurité publique (34 %)
  5. Le soutien aux refuges (29 %)

Bien que certaines communes agissent déjà pour améliorer la place des animaux de compagnie en ville, les Français estiment cependant que le manque de communication sur le sujet est particulièrement prégnant : seuls 38% d’entre eux identifient une communication municipale claire concernant l’accès aux espaces publics avec un animal, tandis que 34 % déclarent ne pas savoir quelles règles s’appliquent.

Les campagnes de sensibilisation menées par les municipalités sur la responsabilité des propriétaires restent en effet peu visibles : seuls 26% des Français déclarent que leur commune en a mis en place. Ce chiffre est légèrement plus haut chez les propriétaires d’animaux (30%).

Cette méconnaissance se retrouve également dans l’identification des services à contacter en cas de problème : seuls 35 % des Français sauraient, en cas de perte ou de découverte d’un animal errant, à quel service s’adresser sans difficulté.

  • 20 % jugent les espaces dédiés suffisants
  • 51 % estiment qu’ils sont inexistants ou insuffisants – cette proportion atteint 59 % chez les détenteurs
  • Ils sont à peine 32% à affirmer que leur commune a mis en place des espaces ou parcs dédiés aux chiens (vs 30% qui n’en savent rien).

Les dispositifs destinés à l’accueil et à la gestion des animaux sans maître ou errants restent mal identifiés par les Français et sont même souvent perçus comme inexistants. Seuls 25 % déclarent que leur commune a mis en place un service d’accueil pour les animaux perdus. 19 % mentionnent l’existence de dispositifs de stérilisation ou de nourrissage encadré pour les chats errants, et seulement 17 % évoquent un soutien financier ou logistique apporté aux refuges locaux.

Des chiffres peu encourageants alors que 82 264 chats et chiens ont été déclarés perdus en 2024[4] et que la question des chats errants est l’une des problématiques majeures dont l’ensemble des communes doit se saisir d’urgence.

Par ailleurs, 7 Français sur 10 déclarent que leur qualité de vie au niveau local serait améliorée, si leur commune proposait davantage de services ou d’actions pour les animaux (espaces dédiés, médiation, campagnes d’adoption, etc.)Un sentiment particulièrement marqué chez les jeunes de moins de 35 ans (85%) et chez les propriétaires d’animaux (77%).

L’identification des chiens et chats en France et le rôle des Maires :

L’identification par puce électronique est la première étape d’une possession responsable. Obligatoire en France, celle-ci doit être réalisée par un vétérinaire avant l’âge de 4 mois pour un chiot et de 7 mois pour un chaton.

Responsable de la prévention des troubles causés par les animaux dits dangereux ou en cas de divagation sur le territoire de sa commune en vertu de ses pouvoirs de police, le maire est également compétent pour appliquer la réglementation encadrant strictement la détention des chiens potentiellement dangereux. 

Selon l’article L211-27 du code rural et de la pêche maritime, les maires peuvent également faire procéder à la capture de chats non identifiés, sans propriétaire ou sans détenteur, vivant en groupe dans des lieux publics de la commune, afin de faire procéder à leur stérilisation et à leur identification conformément à l’article L. 212-10, préalablement à leur relâcher dans ces mêmes lieux.

L’identification des animaux représente un levier d’action publique qui permet ainsi au Maire, au travers d’un accès au Fichier National I-CAD, de gérer la population des chiens et chats de sa commune et d’améliorer considérablement la recherche en cas de pertes ou de fugues d’un animal.

Interviews réalisées du 29 au 31 octobre 2025 sur un échantillon de 1035 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sous délégation du ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, la société Ingenium animalis assure la gestion du Fichier National d’Identification I-CAD (Chiens, Chats, Furets) en France. Le Fichier National I-CAD est la plus grosse base de données, tant française qu’européenne, dédiée aux chiens, aux chats et aux furets. Gratuit et sécurisé, ce fichier est consulté et actualisé quotidiennement par l’ensemble des acteurs de la filière concernés par la traçabilité d’un animal domestique en France (vétérinaires, éleveurs, tatoueurs, mairies, polices, gendarmeries, associations et autres ayants droits, etc.).

[1] Chiffres de la Facco

[2] Baromètre 2025 – Fichier National I-CAD

[3] Sondage réalisé en octobre 2025

[4] Baromètre 2025 – Fichier National I-CAD


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