Numéro 6Animaux domestiquesInterview de Yoann Latouche

Savoir Animal17 janvier 20227 min

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? 

Je suis Yoann. J’ai 31 ans. Je suis dans le monde des animaux depuis ma naissance. J’ai toujours eu cette passion en moi. Je savais intiment que ma vie serait toujours avec eux. Je suis Breton d’origine, arrivé à Paris depuis 6 ans après un passage en Suisse. J’ai fondé une agence de communication spécialisée dans l’univers des animaux de compagnie et je suis également chroniqueur dans l’émission “William à Midi” sur C8. 

D’où vous vient cette passion ? 

Clairement de mon grand-père. Il est passionné par tous les animaux et il m’a transmis ces connaissances. Très vite, je tanne mes parents pour avoir un chien. Mon rêve est réalisé à l’âge de 8 ans. J’ai enfin mon chien, un labrador. Je l’ai tellement aimé. Par la suite, j’ai eu plein  d’animaux dont de nombreux chats et chiens. À 11 ans je deviens bénévole à la SPA de Vannes. Je vais y rester près de 7 ans à différents postes : bénévole, stagiaire, salarié. Je deviens également vers 14 ans moniteur en éducation canine et je suis de nombreux stages d’éthologie et éducation. 

Vous avez donc fait de votre passion votre métier ?

À 14 ans j’intègre une maison familiale rurale spécialisée dans l’univers canin et félin. Je vais y passer un BEPA puis un Bac pro, le tout en alternance. J’ai donc enchaîné les stages : SPA, élevage, pension, vétérinaire, éducateur, comportementaliste… 

Votre vie bascule lorsque vous êtes recruté par une marque d’aliments pour animaux de compagnie, Eukanuba, qui appartenait à l’époque à Procter & Gamble.  Comment ce revirement est-il arrivé, comment l’avez-vous vécu ? 

Nous appelions la marque “le Gucci de la croquette”. C’était une nutrition de haute précision. J’ai d’abord été recruté par un distributeur régional, puis national, puis la grande boss m’a recruté en direct pour rejoindre ses équipes. 

J’ai travaillé en tout 7 ans pour cette marque à différents postes : élevage, vétérinaire, magasins, ambassadeur de marque… Je vivais avec une valise à la main. J’ai parcouru la France en long en large et en travers puis après le monde. J’ai adoré ça. Ça me passionnait tellement que c’est une période de ma vie où j’ai beaucoup mis ma vie personnelle de côté. Je n’avais jamais l’impression de travailler mais en attendant je ne faisais que ça ! Cette période a été très enrichissantes pour moi. J’ai acquis beaucoup de compétences, d’expériences et de nombreux amis chers à mon cœur. 

Est-ce grâce à ce métier que vous avez choisi une autre voie, celle de la communication ? 

Oui, indéniablement. Après, je suis naturellement quelqu’un qui aime communiquer. Je vais naturellement et très facilement vers les gens. J’ai l’habitude de dire que j’aime autant les gens que les animaux. Dans mon précédent métier, j’avais beaucoup de responsabilités dans le domaine de la communication. Et c’est vraiment une partie que j’aime beaucoup. J’aime faire passer les messages, les émotions. 

Comment êtes-vous devenu éditeur associé de 2 magazines, chroniqueur sur LCI puis sur la 8 aux côtés de William Leymergie ? 

Le magazine existait déjà. Ils sont venus me chercher pour que je lui donne plus d’ampleur, une dimension plus importante. Je l’ai fait pendant près de deux ans et j’ai également lancé la version chat, un animal qui me tient également à cœur. Ensuite, d’aventures en aventures, j’ai assisté pendant plusieurs années le Dr Yves Lahiani dans l’émission de Sophie Davant sur France 2 “C’est au Programme” et produite par William Leymergie. Je trouvais les animaux pour les plateaux, les produits et souvent les sujets.

Après, je suis devenu très ami avec Sandrine, je l’ai rejointe sur C8 pour l’assister comme je le faisais avec Yves. Et enfin, Solène Chavanne pour LCI avec qui je collabore depuis 3 ans. Cela fait déjà 7 ans que je cours de plateaux TV en plateaux TV. Mes journées sont formidables, je suis entouré de chiots, chatons, chats, chiens… Ils viennent en plateau pour que nous présentions une race ou encore que nous les fassions adopter. Sur LCI, je remplace tout simplement Solène si elle est absente. Sur C8, j’ai d’abord remplacé Sandrine pendant quelques mois, dans l’émission de William Leymergie “William à Midi”. En 2019, elle a subi une importante opération à cœur ouvert. C’était une période très compliquée. Heureusement, plus rien n’y parait, elle est plus en forme que jamais. Suite au remplacement de Sandrine, nous avons imaginé des sujets de chroniques avec William Leymergie, les innovations se sont imposées. La chronique s’appelle “C’est nouveau”. Je présente des objets/services qui vont révolutionner notre quotidien, pas dans 5, 10, 20 ans, mais demain. 

Et vous avez créé YLG, votre propre agence de communication ? 

Lorsque j’ai quitté Eukanuba, je ne savais pas bien quoi faire. Je voulais du changement, mais quoi ? J’ai donc lancé YLG, d’abord à Genève (Suisse) puis en France. Mon idée n’était pas très claire au début, mais j’ai suivi mon instinct. L’histoire s’est écrite au fur et à mesure des années. C’est mon bébé et j’en suis fier. Nous sommes désormais 15 à l’agence, une petite famille. Nous accompagnons 32 clients en permanence. Nous sommes à leurs côtés. C’est très important pour moi de bien m’entendre avec eux. Nous travaillons beaucoup et pour moi la bonne humeur est essentielle. Je ne sais pas et ne veux pas travailler dans la mauvaise ambiance. Ce sont 32 marques du monde animalier, toutes de grande qualité. Nous les accompagnons sur différents sujets : 

– Communication 

– Marketing 

– Relation presse

– Campagne d’influence

– Gestion des réseaux sociaux 

– Veille marché

– SEA

– Acquisition 

– Réalisation de vidéos 

– Création de contenus

Les réseaux sociaux, l’influence qu’ils peuvent avoir désormais, vous ont-ils guidé dans ce choix ? 

Cela s’est fait très naturellement. Au début de l’agence, pour une marque, les réseaux sociaux n’avaient pas l’importance qu’ils ont aujourd’hui. Au début, les influenceurs n’étaient pas professionnalisés, ils n’étaient pas rémunérés. C’est allé assez vite. En 6 ans, les choses ont vraiment changé. C’est devenu très professionnel et quasiment indispensable pour une marque. 

150 animaux sont dans ton agence. Comment sont-ils recrutés, qui peut postuler pour être influenceur chez YLG? Comment tout cela fonctionne en fait ? 

Alors, la première condition c’est le bien-être animal. Nous y mettons un point d’honneur. On doit vraiment ressentir la complicité entre l’animal et le maître. Également, le compte ne doit pas être antropomorphique. Nous nous battons depuis toujours contre l’humanisation des chiens et chats. Jamais d’animaux habillés, déguisés, au pelage teint, en poussette… nous sommes contre les dérives que nous pouvons particulièrement voir dans certains pays anglo-saxons ou encore en Asie. Le plus beau cadeau que l’on puisse faire à son animal, c’est de le comprendre en tant qu’espèce et ne pas lui attribuer des sentiments humains. 

Pour rejoindre l’agence, c’est très simple, il suffit de postuler via ce lien : 

yoann-latouche-group.fr/espace-influenceur

Vous mettez donc un point d’honneur à ne travailler qu’avec des marques soucieuses du bien-être animal ?

Oui, c’est une certitude. Et j’irais même plus loin, être une marque qui s’engage dans la protection animale. C’est loin d’être incohérent, au contraire. Les marques sont là pour gagner de l’argent mais elles ont aussi une raison d’être, dans notre écosystème, les animaux. Il est donc normal de faire des choses pour eux. 

Quels sont les engagements de l’agence YLG ? 

Nous devons et sommes engagés le plus possible pour la cause animale. Nous aidons les associations en terme de communication ou encore en terme de communication. Nous faisons également partie du label 1% pour les animaux de YouCare. C’est à dire que 1% du chiffre d’affaires de l’entreprise est reversée aux associations de protection animale. Nous médiatisons également les associations via les nombreuses émissions de TV avec lesquelles nous collaborons. 

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