Les samedis 10 (Journée mondiale des oiseaux migrateurs et Journée mondiale contre la peine de mort) et 17 octobre 2026, le Parti animaliste organise une action pour l’interdiction de la chasse. Cette action nationale coordonnée se déroulera dans différentes villes de France comme Amiens, Bar-le-Duc, Metz, Nantes, Périgueux, Bordeaux, La Ferté-Saint-Aubin, La Rochelle, Seyssinet-Pariset, Paris, Saint-Raphaël, Lyon, Montpellier, Vannes ou encore Colmar.
Alors que les animaux sauvages sortent affaiblis par un été marqué par la sécheresse et des incendies ravageurs, l’ouverture de la chasse constitue un stress mortel sur des individus déjà vulnérables.
Le Parti animaliste invite les associations de protection animale, les associations de protection de la nature, les artistes, les intellectuels, les scientifiques, les animalistes et tous les citoyens opposés à la chasse à venir le rejoindre.
Un constat accablant
En France, chaque année, entre 20 et 38 millions d’animaux sont tués par la chasse (Animal Cross, ASPAS, Office français de la biodiversité) ; 1,7 million sont abattus spécifiquement dans le cadre de la régulation administrative des espèces dites “ESOD — Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (Muséum national d’Histoire naturelle).
Souffrance, stress intense qui va même jusqu’à provoquer la mort chez ceux qui réussissent à échapper aux chasseurs, tel est le sort réservé aux animaux.
La régulation : un faux prétexte
L’argument souvent objecté pour justifier la chasse est celui de la régulation. Cet argument est totalement infondé : sans la chasse, les populations d’animaux se régulent d’elles-mêmes par autorégulation naturelle. Lorsque le nombre d’individus augmente, la compétition pour la nourriture, l’eau et l’espace s’intensifie. Les populations denses favorisent la transmission de maladies, ce qui réduit naturellement le nombre d’animaux. Les prédateurs trouvent plus facilement leurs proies quand elles sont nombreuses, ce qui aide à stabiliser les effectifs.
Par ailleurs, si la régulation était une nécessité, les chasseurs n’auraient pas besoin de relâcher des animaux élevés spécifiquement pour être chassés : élevages de sangliers pour la chasse en enclos, faisans, perdrix… Ils n’auraient pas davantage eu besoin de favoriser l’hybridation de sangliers mâles avec des truies, produisant des individus communément appelés « cochongliers ». En effet, la truie donne naissance à 8 à 10 petits par portée contre 4 à 6 seulement pour la laie. Le sanglier a été « cynégétisé », il est devenu une espèce-gibier transformée par et pour la chasse.
Les chasseurs sont donc responsables de la surpopulation de sangliers/cochongliers qu’ils maintiennent en capacité de reproduction optimale en les nourrissant par agrainage.
Les tirs sur les loups, prédateurs des sangliers, n’ont pas d’utilité sur la protection des troupeaux (Conservation science and practice, août 2026).
Le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, l’a en outre reconnu lui-même dans un média : « La régulation, je n’en ai rien à foutre. Prendre du plaisir dans l’acte de chasse, je n’ai aucun problème à l’avouer. » (“Les Grandes Gueules”, RMC, 09/11/2021).
La chasse, une pratique inutile et dangereuse
La chasse n’a pas d’utilité et n’est pas non plus une pratique comme une autre : les chasseurs ne tirent pas sur des objets mais sur des êtres sensibles, sentients, en capacité de ressentir, entre autres, la peur et la douleur. Les risques pour la sécurité publique ne doivent pas être occultés. Dans son dernier bilan de l’insécurité liée à la chasse pour la saison 2025-2026, l’OFB recense 92 accidents corporels, bien qu’il souligne un nombre de victimes mortelles historiquement bas (4 morts, tous chasseurs).
(Source : Rapport OFB 2026)
89 % des Français reconnaissent la chasse comme une pratique qui pose des problèmes de sécurité pour les promeneurs et 53 % se déclarent opposés à la chasse, avec désormais une majorité de personnes vivant dans des zones rurales (Ipsos, 2023).
Le Parti animaliste apporte son soutien aux initiatives citoyennes comme la pétition “Pas de fusil sur les cendres”, mais va plus loin en demandant non pas un simple moratoire, mais en portant une mesure forte : l’interdiction définitive de la chasse.















































