ActualitésAnimaux domestiquesTrafic de chiots : un procès hors norme à Nice pour un scandale à plus de 7 000 animaux

L’association Stéphane Lamart, annonce s’être constituée partie civile dans une affaire majeure de trafic international de chiots, jugée  à partir de demain devant le tribunal correctionnel de Nice dès 9h00. L’audience se tient sur trois jours complets, du 25 au 27 mars 2026, traduisant l’ampleur exceptionnelle de ce dossier impliquant de nombreux prévenus et un volume considérable d’animaux concernés.

L’enquête judiciaire met en évidence un système structuré ayant permis l‘importation et la revente de plus de 7 000 animaux en seulement cinq ans, principalement au sein de plusieurs animaleries situées à Nice et au Cannet. 

Certaines structures pouvaient écouler jusqu’à 50 chiots par mois, révélant une activité intensive incompatible avec le respect des exigences fondamentales de protection animale.

L’ampleur du dossier se traduit par la mise en cause de plusieurs personnes physiques et morales, révélant une organisation structurée du trafic.

Les investigations démontrent un réseau structuré reposant sur une provenance principale depuis la Hongrie et la Slovaquie, un approvisionnement auprès de nombreux élevages en Europe de l’Est, des transports réguliers de chiots, parfois par dizaines, une distribution directe dans les animaleries niçoises.

Les animaux étaient acquis à bas coût puis revendus en France à des prix largement supérieurs, traduisant une logique purement financière au détriment du bien-être animal.

Les éléments du dossier mettent en évidence des chiots non sevrés ou trop jeunes, des transports longs et inadaptés, des documents sanitaires falsifiés ou incohérents, et des tromperies sur l’âge, l’origine et l’état de santé. Les auditions des acquéreurs confirment l’ampleur du scandale, de nombreux clients ont rapporté des chiots malades quelques jours après l’achat, des frais vétérinaires conséquents, et, dans certains cas, la mort prématurée de l’animal.

Un témoin a notamment décrit avoir découvert des chiots transportés dans des caisses à l’arrière d’un camion de livraison, entendant leurs pleurs malgré la fermeture du véhicule, les animaux étant destinés à une animalerie niçoise .

Les témoignages révèlent également de  défaut d’information sur l’origine réelle des animaux, des documents inexacts, et une désinformation sur l’âge réel des chiots.

Face à la gravité des faits, l’association Stéphane Lamart entend faire reconnaître les responsabilités et obtenir une réponse pénale à la hauteur de ce trafic d’ampleur.

« Ce dossier démontre qu’il est aujourd’hui impératif d’interdire, la vente d’animaux sur Internet.

N’importe quelle personne, depuis son domicile, peut acquérir un animal en quelques clics, sans garantie sur son origine ni sur ses conditions de transport.

Derrière ces pratiques se cachent non seulement des arnaques, mais surtout une absence totale de considération pour le bien-être animal, au profit exclusif du gain financier.

Le législateur doit se saisir pleinement de cette problématique, car ces trafics peuvent également s’inscrire dans des circuits plus larges, susceptibles d’alimenter d’autres formes de criminalité, déclare Stéphane LAMART.

Photo d’illustration


Association Stéphane Lamart
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