L’association Stéphane Lamart informe qu’une décision judiciaire est intervenue ce jour dans l’affaire de trafic de chardonnerets mise au jour récemment à Nice.
Rappel des faits
À la suite d’un signalement et d’une plainte déposée par l’association Stéphane Lamart une enquête judiciaire a été diligentée sous l’autorité du parquet de Nice.
Cette enquête a conduit, fin janvier 2026, à une intervention conjointe des forces de l’ordre et de l’Office Française de la Biodiversité, au domicile d’un particulier niçois, permettant la saisie de 45 chardonnerets, espèces protégées, détenus illégalement parmi une centaine d’oiseaux.
Les chardonnerets, victimes d’un trafic alimenté par leur chant et leur valeur marchande, ont pu être pris en charge puis relâchés, mettant fin à leur captivité.
Suites judiciaires et décision pénale
Ce jour, (5 fev 2026) le mis en cause a été placé de nouveau en garde à vue, puis déféré cette après-midi devant le procureur de la République dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).
L’association Stéphane Lamart s’est constituée partie civile.
Le magistrat a prononcé les sanctions suivantes :
- Six mois d’emprisonnement délictuel avec sursis simple,
- 1 000 euros d’amende avec sursis,
- Exclusion du bulletin n°2 du casier judiciaire,
- Confiscation de la somme de 5 910 euros, saisie au domicile de l’auteur des faits.
Sur l’action civile, l’association Stéphane Lamart a été déclarée recevable et a obtenu :
- 1 000 euros au titre du préjudice écologique,
- 1 000 euros de dommages et intérêts,
- 200 euros au titre des frais exposés pour la défense (article 475-1 du Code de procédure pénale).
Un message clair à l’encontre des trafiquants
Par cette décision, la justice adresse un message dissuasif à toutes les personnes impliquées ou tentées de s’impliquer dans le trafic d’oiseaux protégés.
Il est impératif que ces pratiques cessent afin que les chardonnerets puissent vivre en liberté sur le territoire national, et ne plus être capturés, enfermés au nom de l’argent déclare Stéphane Lamart, avant d’ajouter que son association poursuivra son engagement judiciaire et ses actions de terrain pour lutter contre le trafic de la faune sauvage et faire respecter le droit de l’environnement.


















