Difficultés respiratoires, douleurs chroniques, troubles neurologiques ou cardiaques : certaines races de chiens et de chats sont aujourd’hui exposées à des maladies graves directement liées à leur sélection. Face à cette maltraitance programmée, le sénateur Daniel Salmon (Ille-et-Vilaine, groupe Écologiste) dépose une proposition de loi visant à mieux encadrer la reproduction des chiens et des chats et à prévenir des souffrances jugées évitables.
Des souffrances largement documentées
Selon les associations et vétérinaires mobilisés, environ 600 000 animaux seraient concernés par ces souffrances en France. Difficultés respiratoires, motrices, dysplasies, troubles cardiaques, neurologiques ou dermatologiques : ces maladies sont aujourd’hui largement documentées par la littérature scientifique et vétérinaire.
« La santé des animaux ne peut plus être sacrifiée au nom de critères d’apparence. Nous avons les connaissances et les outils pour agir », le sénateur Daniel Salmon.
La proposition de loi prévoit notamment
- L’interdiction de la reproduction de chiens et chats lorsque les croisements augmentent les risques de maladies pathologies héréditaires
- l’encadrement de la commercialisation et de l’importation d’animaux issus de sélections génétiques à risques
- l’obligation de transparence sur les tests de dépistage
- l’interdiction de la publicité pour des races à risques
- un renforcement des contrôles et du rôle des vétérinaires
Hypertype, au coeur des dérives de sélection
De la dysplasie de la hanche du Berger Allemand, aux problématiques motrices du Teckel, aux difficultés respiratoires du Bouledogue français, en passant par certains troubles auditifs chez le Dalmatien, l’hypertype, c’est-à-dire la sélection de traits physiques poussés à l’extrême, illustre les conséquences parfois graves d’une sélection fondée sur des critères esthétiques. Si les outils existent aujourd’hui (tests génétiques, dépistage, sélection raisonnée, expertise vétérinaire), de nombreux cas de souffrance évitable persistent dans certains élevages.
« Aujourd’hui, des animaux continuent d’être volontairement reproduits malgré des risques connus de maladies héréditaires, source de souffrances. Tant qu’il n’y aura pas davantage d’encadrement et de sanctions, cette maltraitance programmée continuera, et ce sont ces animaux qui en paieront le prix fort. », Nikita Bachelard, Responsable des Programmes de QUATRE PATTES.




