LES CHATS PITRES DE SAINT-PAUL à Saint-Paul de Fenouillet 66200 est une association régie par la loi du 1er juillet 1901 qui a pour but premier de protéger, faire stériliser, identifier, nourrir et soigner les chats errants et libres de leur commune.

Les Chats pitres de Saint-Paul est une association bénévole parmi les centaines d’autres qui se sentent oubliées et aimeraient faire entendre leur toute petite voix sur leurs activités et leurs inquiétudes quant à l’avenir de leurs centaines de petits protégés les « chats libres ».

Indépendants mais complémentaires aux refuges et fourrières qui par nos actions évitent une surpopulation et un choix cornélien, nous sommes presque invisibles, mais reconnus d’intérêt général.

Nous sommes bien d’accord aujourd’hui pour dire que l’euthanasie de masse est une hérésie qui ne favorise que le bien-être de certains humains, non celui de l’animal.

Présents chaque jour dans l’intérêt des chats et pour leur mieux être, nous sommes dans l’impossibilité de supporter le poids d’une contrainte financière supplémentaire alors que nous devons mettre la main à la poche pour faire face aux dépenses nécessaires à notre mission. Notre enrichissement est celui du cœur.

L’impression ressentie est d’avoir mal formulé un vœu dans un remake d’une fiction horrifique et qu’il soit en phase d’être exaucé d’une façon totalement décalée par rapport au souhait initial.

Revenons à la réalité des petites associations dont les membres sont tous bénévoles.

Notre mission s’ entache souvent d’une profonde tristesse face à la misère animale observée sur le terrain. Ces pauvres chats nés dans la rue ou abandonnés, affamés, effrayés, meurtris, par le bâton, le caillou, le poison, les pièges et armes, cibles parfaites sur les routes, nous les prenons en charge pour tenter l’impossible s’il n’est pas trop tard.

Informés par les riverains, nous repérons puis nous trappons. Il faut relâcher le chat identifié, stérilisé ou non ainsi que la femelle allaitante qui venait juste chasser. Un grand stress pour le chat, nuit de jeûne à l’abri et au calme pour le contrôle, la stérilisation et l’identification du lendemain chez nos vétérinaires. Les kilomètres sur des routes sinueuses en milieu rural, la récupération en fin de journée et la libération un peu plus tard, surtout pour les femelles, sur le site de capture.

Stérilisés, ils se rapprochent des points de nourrissage chez des particuliers, dans leur jardin ou dans notre petit sanctuaire plus à l’écart de la route et des habitations où ils trouvent abris et nourriture 24h/24. Peu à peu, ils viendront chercher une caresse. Une confiance fragile s’ instaurera entre le chat libre et son nourrisseur qui sera souvent la seule personne tolérée, d’où un partenariat essentiel avec l’association qui pourra par son intermédiaire dispenser des soins en cas de besoin. Précisons bien qu’il s’agit de lieux de nourrissage qui ne posent pas de problème de voisinage et que la nourriture n’est pas déposée sur la voie publique.

Soulignons qu’au moins un lieu défini de nourrissage des chats errants dans une commune, en accord avec la mairie, permet le repérage, le trappage et le suivi sanitaire. Il ne faut pas oublier le nettoyage des alentours par civisme, le chat faisant rarement ses besoins à l’endroit où il mange, il ira à quelques mètres.

Que deviennent les chats blessés et les convalescents suite à une opération ?

Que deviennent ces chatons choisis dans la rue, arrachés trop tôt à leur mère ? Utilisés comme peluches, entravés, secoués, punis que nous retrouvons de nouveau errants avec de sérieux problèmes de comportement avant même qu’ils aient atteint 6 mois.

C’est là qu’interviennent nos merveilleuses familles d’accueil.

Nous ne nous substituons pas aux refuges, ne disposons pas de chatteries fermées, nos abris sont adaptés pour un libre passage des chats errants qui peuvent s’y reposer, trouver leur nourriture et de l’eau. L’important est de les fidéliser au mieux à l’endroit afin de libérer les jardins et les éloigner des routes.

Les familles font un travail de cœur remarquable et sont indispensables pour sociabiliser les chatons et jeunes chats qui peuvent l’être au lieu de rejoindre leurs aînés « chats libres » ou mettre à l’abri d’urgence des chats plus âgés qui se retrouvent à la rue après un décès. Voir un chat très craintif qui risque d’être agressif se métamorphoser en chat zen avec ses congénères, les chiens et la famille, c’est magique. Il serait totalement absurde de transformer ces fées de la protection animale. en « nourrices agréées » dans un but incertain.

Rappelons que les familles d’accueil bénévoles de l’association sont souvent des personnes discrètes dont il est important de préserver l’intimité afin que le pas de leur porte ne serve pas de lieu d’abandon. Il est évident que les chats doivent être identifiés sous l’association et non pas au nom de la personne qui offre un abri et un suivi temporaire au chat qu’elle héberge, l’association fait face aux frais médicaux, soins divers, alimentaires etc.

Pour cette raison il faut signer, s’il vous plaît, la pétition du Collectif Chats et Cie :

https://www.mesopinions.com/petition/animaux/familles-accueil-danger-articles-3-bis/127681

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