La Quinzaine du Cinéma à Cannes rend hommage cette année à Claude Lelouch en choisissant la célèbre affiche de son film “Un homme et une femme”. Alors que la corrida bat son plein actuellement en France, il faut savoir que le cinéaste français le plus prolifique, ancien grand aficionado, n’avait pas hésité à signer notre manifeste dénonçant la cruauté des corridas. C’est tout de même assez extraordinaire ! Preuve de son évolution sur ce sujet éthique et passionnel ! Voir l’article ci-dessous.
Claude Lelouch avait été cité en tant que célébrité aficionada (à la suite de Picasso et Hemingway !) par Eric Dupond-Moretti dans son discours inaugurant la Feria des Vendanges de Nîmes en septembre 2017 : https://www.youtube.com/watch?v=VPnJeJ8cNoU&t=1297s
Un an plus tôt, lors d’un entretien publié dans “Le Point” (8 décembre 2016), Dupond-Moretti déclarait : “aujourd’hui, j’assume le fait d’aimer la chasse, la corrida et de tourner chez Claude Lelouch”. Le très long film “La belle histoire” (1992) de Claude Lelouch contient en sa partie initiale, durant 10 minutes, des scènes tournant autour de la corrida. Avec corrida dans les arènes de Nîmes, entrainement d’un enfant de moins de dix ans qui singe les toreros et entrainement d’une torera où Marie Sara tient son propre rôle. Et ces scènes sont intriquées avec des flash-back sur la Passion du Christ… Comme si la tauromachie sanglante avait une dimension spirituelle. Toutes ces métaphores laissent pantois…
En tous les cas, le chemin éthique qu’a parcouru Claude Lelouch pour parvenir à ce revirement est tout à fait hors du commun. Il mérite notre admiration. Puisse-t-il susciter d’autre prises de conscience !
Notre Fédération s’en réjouit.

Thierry Hély
Président de la FLAC