Le samedi 10 octobre, des associations de défense des animaux et de la Nature prennent l’initiative d’organiser à Périgueux une manifestation publique contre la chasse.
Courageux ces animateurs qui osent promouvoir les droits des animaux et de la Nature dans un contexte de régression morale où loin de célébrer les droits du Vivant, des forces obscurantistes remettent en cause les droits de l’homme.
Je serai présent à cette manifestation parce que je pense que la souffrance et la mort d’un être sensible ne sauraient servir de jeux et de récréation.
La faune souffre des canicules et des assèchements de points d’eau mais l’état soumis ne prend aucune mesure de limitation de la guerre sans honneur faite aux animaux sauvages.
Le progrès de la civilisation passe par la récusation de la violence et par le respect de la Vie.
Mais la violence progresse en même temps que les idées néofascistes et l’on voit se constituer, surtout dans le rural profond, des organisations agrariennes agressives, brutales, intimidant l’état par leurs capacités de destruction.
Ces organisations annoncent qu’elles entendent manifester contre les protecteurs de la faune.
Leurs menaces outrancières ne tolèrent aucune contestation des effets calamiteux de l’agro-business et aucune dénonciation de la mort de la Nature victime des pesticides, des artificialisations, des assèchements de zones humides, d’arasement de haies, de coupes-rases.
Ces structures menacent les écologistes, dégradent des locaux associatifs.
Elles veulent des pesticides et aucune norme.
Le respect de la liberté d’expression et de la vie sont en question.
C’est ici le combat de la biophilie contre la thanatophilie.
En démocratie, nul ne doit perturber les conférences, les réunions publiques des divers courants de pensées et tout incident est imputable à ceux qui ont entendu priver autrui de sa liberté d’expression.
Récemment, on a assisté, en milieu urbain, à des affrontements déplorables entre militants de partis radicalement opposés. La responsabilité en incombe à ceux qui veulent faire taire ceux qui ne pensent pas comme eux.
Amis démocrates, ne perturbez pas les conférences et réunions de ceux qui prônent d’autres idées.
On combat l’idée par l’idée et non par la censure d’autrui.
Laissons ce travers aux fascistes.
Un état impartial se doit de faire respecter cette liberté sans s’agenouiller devant des excités qui éructent des invectives et affichent en étendard leur brutalité primaire.
Or, la Macronie en servant la chasse et les exigences de l’agro-business pollueur capitule déjà devant la réaction néofasciste qu’elle prétendait contenir.
En adoptant les lois DUPLOMB, le pouvoir Macroniste fait ce que firent les gouvernements PAPEN en 1932. Il prépare le travail des néofascistes, ennemis de la vie et de la liberté d’expression, serviteurs dociles des intérêts privés et du culte du profit d’abord, contempteurs des normes qui protègent, des droits qui libèrent.
Les politiciens pusillanimes tremblent devant les nervis agrariens.
Rassurez-vous, le climat n’est ni populiste ni pusillanime et il viendra à bout de ces lobbies.
Ce ne sont ni les écologistes, ni les animalistes, ni les sangliers, ni les biches, ni les corvidés qui éradiqueront une certaine agriculture dans le Sud de la France, mais une aridification qui ne craint ni les gros tracteurs, ni le lisier aux murs des préfectures.
En attendant la chute, mobilisez-vous contre toutes les agressions contre le Vivant et défendez partout l’arbre, l’animal et l’homme aux destins mêlés.
Gérard CHAROLLOIS salue la délivrance du prix NOBEL de la paix à Madame Navi PILLAY. L’ONU, la cour pénale internationale, le droit sont honorés en un temps de régression où des forces obscures propagent la guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide.
Que prévalent toujours les droits humains sur les racismes et les suprématismes ethniques servis par une force impériale brutale !
A écouter ici :

Gérard Charollois
Une Voix pour le Vivant



