- Les experts préviennent que l’activité des tiques évolue en France, avec le réchauffement climatique allongeant les périodes d’activité et étendant leurs biotopes1,2
- Seul 1 propriétaire d’animal de compagnie sur 4 en France utilise une protection contre les tiques et les puces tout au long de l’année, malgré les données montrant que le risque peut s’étendre au-delà de l’été.3
- Les vétérinaires français sont plus de trois fois plus nombreux que les propriétaires d’animaux à considérer le risque parasitaire comme présent toute l’année (51% vs 16%)3
- Le risque lié aux tiques et aux puces est déjà présent,4 et les vétérinaires encouragent des approches personnalisées, fondées sur le niveau de risque et qui tiennent compte de la santé de l’animal, de son mode de vie et d’une utilisation responsable.
Les vétérinaires français encouragent les propriétaires d’animaux de compagnie à adopter une approche plus éclairée et adaptée de la protection contre les puces et les tiques, alors qu’un nombre croissant de données montre que l’activité des tiques et les risques sanitaires associés évoluent sous l’effet des changements environnementaux et climatiques.
Les cas de maladies transmises par les tiques sont en hausse en France, le changement climatique contribuant à allonger les périodes d’activité des tiques au-delà du pic printemps/été et à étendre leur répartition géographique.1,2 Le dispositif CiTIQUE, qui permet une surveillance en temps réel de la prévalence des tiques en France, souligne l’importance de la sensibilisation à l’évolution de ce risque.4
De nouvelles données issues d’une étude de MSD Animal Health suggèrent qu’il subsiste un écart entre la manière dont les vétérinaires et les propriétaires d’animaux de compagnie perçoivent ce risque. Alors que plus de la moitié (51%) des vétérinaires considèrent que le risque associé aux tiques et aux puces est présent tout au long de l’année, seulement 16% des propriétaires d’animaux de compagnie partagent cet avis.3 83% des propriétaires d’animaux de compagnie pensent que le traitement contre les puces et le tiques fait partie intégrante des soins apportés aux animaux, mais seul 1 propriétaire sur 4 protège son animal tout au long de l’année, et ce alors même que la majorité des vétérinaires français insistent sur le fait que le risque porté par les puces et les tiques dépasse les mois les plus chauds, jusqu’en hiver.3
Certains vétérinaires alertent sur le fait que cet écart pourrait rendre les animaux de compagnie potentiellement vulnérables à des risques parasitaires auxquels leurs propriétaires ne sont pas préparés. Le risque est souvent invisible – les propriétaires promènent leurs chiens chaque jour, mais ne peuvent pas facilement voir quand et où les parasites sont actifs – et l’exposition aux parasites peut survenir dans des environnements du quotidien, des promenades au parc au temps passé dans les jardins, les maisons et les couchages.5 Les tiques peuvent être actives dès 4 °C, tandis que les puces peuvent survivre et se reproduire à l’intérieur des foyers tout au long de l’année.5,6 Adopter une approche de prévention au long cours peut contribuer à atténuer le risque accru associé aux saisons du printemps et de l’été.
“Beaucoup de propriétaires pensent encore que les tiques et les puces sont un problème estival, mais nous observons des cas tout au long de l’hiver,” indique le professeur Domenico Otranto, expert en parasitologie animale de l’université de Bari. “Le risque parasitaire n’est pas statique – il varie selon des facteurs tels que la température, l’environnement et le mode de vie de l’animal. Ce qui est important, c’est que les propriétaires d’animaux se sentent en confiance pour en parler à leur vétérinaire, afin de comprendre le risque propre à leur animal et de choisir une approche de prévention adaptée, utilisée de manière responsable.”
Tiques et puces : un risque sanitaire invisible mais sérieux pour les animaux de compagnie et les humains
Les tiques et les puces peuvent affecter la santé des animaux de compagnie et, dans certains cas, contribuer à la propagation de maladies chez l’humain. À elles seules, les tiques peuvent transmettre la maladie de Lyme et de nombreuses autres maladies, comme l’encéphalite et la babésiose, tandis que les puces peuvent provoquer des dermatites allergiques et être porteuses d’agents pathogènes susceptibles d’entraîner des problèmes de santé chez les animaux comme chez les humains.5,7 Plus de la moitié des propriétaires d’animaux de compagnie en France reconnaissent que les maladies transmises par les tiques et les puces peuvent causer des atteintes modérées à sévères chez les animaux, affectant leur santé et leur confort, mais ils sont moins nombreux à comprendre le risque potentiel pour les humains qui interagissent avec leurs animaux.3
“Il est essentiel de comprendre que ce risque n’est pas toujours visible,” déclare Pedro Silva, Senior Vice President, MSD Animal Health, EURAM. “Notre objectif est d’accompagner les propriétaires d’animaux de compagnie avec des informations claires et fondées sur la science, afin qu’ils puissent prendre des mesures proactives pour protéger leurs animaux et leur famille tout au long de l’année.”
Les vétérinaires jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des propriétaires d’animaux de compagnie, la majorité d’entre eux soulignant que la prévention contre les tiques et les puces fait partie intégrante des consultations de routine, et que les propriétaires s’appuient sur leurs recommandations.3 Les propriétaires d’animaux sont encouragés à consulter leur vétérinaire et à adopter des précautions régulières tout au long de l’année, afin de contribuer à préserver la santé et la sécurité de leur animal – et de leur famille.
Le choix de l’approche de prévention la plus adaptée doit tenir compte des besoins de santé de l’animal, de son mode de vie, de son risque d’exposition et d’une utilisation responsable, conformément aux recommandations les plus récentes. Plusieurs options préventives sont disponibles, des traitements mensuels aux solutions à plus longue durée d’action pouvant aller jusqu’à un an. Celles-ci incluent notamment des traitements topiques, des colliers, des comprimés à croquer et des solutions injectables. Les propriétaires d’animaux doivent échanger avec leur vétérinaire au sujet du plan le plus adapté et toujours suivre attentivement les conseils vétérinaires ainsi que les instructions des produits.
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Conseils pour protéger votre animal de compagnie du professeur Domenico Otranto
- Faites un contrôle d’une minute “du museau à la queue” : après les promenades, en particulier en forêt ou dans les hautes herbes, vérifiez les zones cachées comme les oreilles, les pattes, le ventre, les aisselles et le dessous du collier.
- N’oubliez pas que les puces vivent là où vivent les animaux : lavez les couchages et passez régulièrement l’aspirateur sur les canapés, les tapis et les sièges de voiture afin de contribuer à réduire les infestations de puces à la maison.
- Ne baissez pas la garde en hiver : les tiques et les puces peuvent encore représenter un risque au-delà des mois les plus chauds, en particulier lorsque les conditions le permettent.
- Adaptez la protection au mode de vie de votre chien : demandez conseil à votre vétérinaire pour choisir ce qui convient le mieux à l’âge, à l’état de santé, aux promenades, aux voyages et à la routine quotidienne de votre chien.
- Utilisez les traitements de manière responsable : protégez correctement votre animal en échangeant avec votre vétérinaire sur la protection antiparasitaire la plus adaptée au mode de vie, au niveau de risque et à la routine de votre chien.

Points de vue des propriétaires d’animaux de compagnie et des vétérinaires sur le traitement et la prévention des parasites : une enquête mondiale
Cette étude a été menée par Savanta à la demande de MSD Santé Animale auprès de n=4072 propriétaires d’animaux de compagnie et n=582 vétérinaires dans 15 pays. Les propriétaires d’animaux de compagnie étaient des adultes âgés de 18 ans ou plus, possédant un chien ou un chat. Taille de l’échantillon des propriétaires d’animaux par pays : Brésil n=318, Canada n=277, Mexique n=286, Pérou n=286, Etats-Unis n=427, France n=257, Allemagne n=259, Italie n=283, Pologne n=296, Espagne n=294, Royaume-Uni n=276, Australie & Nouvelle-Zélande n=268, Chine n=256, and Japon n=289. Les vétérinaires exerçaient au moins 10 heures par semaine en pratique clinique et prenaient en charge à la fois des chiens et des chats. Taille de l’échantillon des vétérinaires par pays : Brésil n=43, Canada n=43, Mexique n=52, Pérou n=40, Etats-Unis n=42, France n=41, Allemagne n=41, Italie n=42, Pologne n=38, Espagne n=42, Royaume-Uni n=42, Australie & Nouvelle-Zélande n=40, Chine n=52, and Japon n=27. L’étude a été conduit en ligne entre le 23 décembre 2024 et 28 janvier 2025.
Les conseils du docteur vétérinaire Nicolas Deswarte
“Les propriétaires sont conscients du problème mais 75 % ne font pas de prévention. Il faut surveiller les animaux après chaque promenade et vérifier l’environnement à l’intérieur de la maison et ne pas hésiter à contacter un vétérinaire.”

À propos de MSD Santé Animale
Chez MSD Santé Animale (connu sous le nom de Merck & Co., Inc., Rahway, N.J., USA aux États-Unis et au Canada), nous sommes unis autour d’un objectif : utiliser la puissance de la science pour sauver et améliorer des vies dans le monde entier. MSD Santé Animale est l’entité française dédiée à la santé animale du groupe MSD. Notre portefeuille innovant comprend des technologies, des produits et des solutions pour accompagner la santé et la gestion des animaux d’élevage comme des animaux de compagnie.
Guidés par notre engagement « La Science au service de la santé des animaux® », nous proposons aux vétérinaires, éleveurs, producteurs et propriétaires d’animaux l’une des plus larges gammes de médicaments vétérinaires, de vaccins et de solutions de gestion de la santé, ainsi qu’un ensemble de technologies connectées (identification, traçabilité, surveillance).
Forte de plus de 130 ans d’innovation et de recherche en santé animale, l’entreprise s’inscrit dans une démarche One Health et s’engage à préserver et améliorer la santé, le bien-être et les performances des animaux, ainsi que celle des personnes qui en prennent soin. Des animaux en meilleure santé contribuent à un approvisionnement alimentaire durable, à la prévention des maladies zoonotiques et à une vie plus longue et plus saine pour les animaux de compagnie. Nous investissons de façon significative en R&D et disposons d’une chaîne d’approvisionnement mondiale performante. L’entreprise est présente dans plus de 50 pays et ses produits sont disponibles sur environ 150 marchés.
Ancrés dans l’expérience de terrain, en élevage comme en clinique, nous travaillons main dans la main avec nos clients à chaque étape. Aujourd’hui plus que jamais, personne ne voit la santé animale comme nous. Pour plus d’informations, rendez-vous sur notre site www.msd-sante-animale.fr ou sur nos comptes LinkedIn, Facebook, X et YouTube.
References
1. Alves MC, et al. Ticks and associated pathogens recovered from dogs and cats during a longitudinal collection study at veterinary practices in France. Parasit Vectors. 2026;19(1).
2. Voyiatzaki C, et al. Climate Changes Exacerbate the Spread of Ixodes ricinus and the Occurrence of Lyme Borreliosis and Tick-Borne Encephalitis in Europe-How Climate Models Are Used as a Risk Assessment Approach for Tick-Borne Diseases. Int J Environ Res Public Health. 2022;19(11).
3. MSD Animal Health. The Pet Owner & Vet Perspectives on Parasite Treatment and Prevention: A Global Survey. 2025.
4. CiTIQUE-Tracker [data dashboard]. https://ci-tique-tracker.sk8.inrae.fr (Accessed May 2026)
5. Iannino F, et al. Fleas of dog and cat: species, biology and flea-borne diseases. Vet Ital. 2017;53(4):277-288.
6. Gethmann J, et al. Research paper on abiotic factors and their influence on Ixodes ricinus activity-observations over a two-year period at several tick collection sites in Germany. Parasitol Res. 2020;119(5):1455-1466.
7. Hansford KM, et al. Mapping ticks (Acari: Argasidae, Ixodidae) and informing local public action: Insights from the United Kingdom Tick Surveillance Scheme (2021-2024). Ticks and Tick-borne Diseases. 2026;17(1):102579.




