Cette semaine s’ouvre le procès relatif au drame atroce survenu en novembre 2019 d’une jeune femme enceinte dévorée vivante en forêt domaniale.
Cette triste histoire met en lumière plusieurs prises de position et faits relatifs au chien, meute de chiens, chasse à courre, interrogation du public non-chasseur.
En 2026, quelle évolution concernant l’information du public sur les dates et lieux de chasse ? Sur l’impartialité des enquêtes ?
La situation survenue le 16 novembre 2019 est symptomatique de questionnements restés sans réponse.
L’absence d’information du public des jours de chasse à courre
Les promeneurs avec leurs chiens préfèrent éviter les jours de chasse à courre mais l’information est inexistante.
Ce funeste samedi 16 novembre 2019 un équipage de chasse à courre se déploie en forêt domaniale de Retz (02) autour de la commune de Villers-Cotterêts. Ce n’est pas son jour de chasse habituel qui est le dimanche.
Le jour a changé mais aucune information du public, aucun panneau informant les promeneurs de la présence d’une meute de chiens de chasse à courre leur permettant le choix de renoncer à leur promenade.
Cet équipage de vénerie chasse le chevreuil avec une meute de 20 chiens au minimum. La documentation sur cette chasse indique que l’animal en sort rarement vivant par l’effet de meute et le goût du sang. Des observateurs confirment que même des cerfs ou des sangliers sont dévorés vivants avant l’arrivée du piqueur, valet de chiens.
Le calendrier des jours de chasse en forêt domaniale n’indique que les jours de chasse à tir
« Les informations concernent les actions collectives de chasse à tir au grand gibier à partir de l’ouverture générale de la chasse dans le département (hors battues administratives) visées par la pose de panneaux de signalisation temporaire prévue par l’article L. 424-15 du Code de l’environnement. IMPORTANT : elles sont données à titre indicatif et sont susceptibles d’évoluer.
Les usagers sont invités à être attentifs à toute autre forme d’information établissant qu’une action de chasse est en cours pouvant être signalée sur le terrain, en mairie ou sur tout autre support. »[1]
Le site de l’ONF indique ceci sur la chasse à courre :
« La chasse à courre : elle se réalise sans arme à feu et ne constitue aucun risque lié au tir d’animaux. Cependant, des chevaux, chiens et suiveurs sont en mouvement sur l’ensemble de la forêt. Les jours de chasse à courre, il n’y pas de chasse à tir en forêt domaniale. Si des coups sont entendus, ils proviennent probablement des territoires périphériques. »[2]
Quelle responsabilité de l’ONF pour le manque d’information du public concernant une activité de loisir dangereuse et cruelle ?
Les attaques par des chiens de chasse à courre
Les débordements de la chasse à courre sont régulièrement signalés par le public qui constate l’incapacité des équipages à maîtriser leurs meutes.
Des promeneurs et riverains témoignent d’attaque par la meute de chiens de chasse à courre sur des proies autres que le gibier : des chiens, des chats, dans l’espace public ou dans des jardins privés.
Le manque de contrôle des chiens par les équipages est de notoriété publique. Tout n’est pas médiatisé !
Quelle responsabilité de l’Etat pour les débordements d’une activité de loisir dangereuse et cruelle ?
Le comportement inacceptable des chasseurs
La chasse à courre est une pratique d’origine féodale consistant à poursuivre les animaux sur de grandes distances sans se soucier des promeneurs, automobilistes et riverains. Le manque de courtoisie est récurrent comme en témoigne les médias.
Les victimes témoignent de agissements des chasseurs dans tous les modes de chasse : mauvaise foi, mensonges, violations de la règlementation, violence envers les humains et les animaux, abstention de porter secours. Beaucoup sont passés sous silence !
Derrière des tragédies et faits divers, c’est la “question de la sécurité et de la cohabitation entre chasseurs et autres usagers de la nature qui est posée” souligne un président de tribunal correctionnel.
Tentative de noyade et d’étranglement
Falsifications de preuves :
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/proces-tireur-1606830103
Cruauté, violations réglementations, sauvés par un problème d’enquête :
Modification de scène de crime :
Le public est choqué par le comportement désinvolte, moqueur, irresponsable des chasseurs
Le compte-rendu de l’équipage de chasse à courre présent en forêt de Retz le jour de la tragédie mortelle de 2019 est assez sidérant. Il a continué ses pratiques, tout guilleret, vantant les bonnes relations avec les élus, leur plaisir et la solidarité des veneurs ! [3]
Le public s’interroge, légitimement, sur les liens entre les autorités et les chasseurs au vu des classements sans suite, des enquêtes curieusement menées et de la légèreté ou absence de sanctions quand un procès peut avoir lieu.
Le public non-chasseur est exposé contre son gré à des scènes de violences et de cruauté dans l’espace public et propriétés privées.[4]
Les propriétaires subissent la violence des intrusions suite au débordement de la chasse à courre. [5]
Or, les activités de plein air sont essentielles à la santé physique et mentale, pour la vitamine D alors que la population en est carencée surtout en hiver et que 72% du public est pour l’abolition de la chasse à courre.
Le public est légitime à interroger sur la chasse, les contrôles, les enquêtes et les suites qui y sont données
Le public est témoin, victime, observateur, lecteur. Il est directement concerné par la chasse, activité de loisir, qui a des incidences sur sa vie quotidienne, sa santé, sa sécurité, ses animaux de compagnie et domestiques.
Il est légitime à s’inquiéter d’autant plus que les autorités signent des conventions « chasseurs vigilants » avec les fédérations de chasseurs qui ne démontrent pas jusqu’à présent leur capacité à éviter les dérapages de leurs adhérents. [6]
D’autant plus que la chasse à courre est la grande absente des SDGC (schémas départementaux de gestion cynégétique) qui doivent contenir les mesures de sécurité envers les tiers non-chasseurs !
Tragédie en forêt domaniale
Les faits de ce samedi 16 novembre 2019 nous chavirent d’émotions même ceux qui ne connaissaient pas la victime. Les promeneurs s’interrogent et c’est légitime, certains s’identifient à cette promeneuse en forêt publique.
D’autres, notamment les propriétaires de chiens, sont inquiets du risque de croiser une meute en action de chasse.
D’autres encore, soucieux des animaux, s’inquiètent du sort du chien mis en cause mais aussi des autres chiens utilisés comme moyens de chasse et de mise à mort, des chevaux de cette chasse si particulière, des animaux domestiques et de compagnie victimes des dérives de cette activité de loisir cruelle et anachronique.
Le public y est confronté directement ou indirectement et il est légitime à questionner sur tous ces sujets de société.
Les drames qui surviennent ne permettent pas d’améliorer la situation des non-chasseurs ni dans l’information, ni dans leur considération en tant que victime, ni dans les mesures de prévention et de protection, ni dans les sanctions envers les chasseurs et les organisateurs des chasses, personnes physiques et morales, ni dans le respect de leur liberté d’opinion.
La chasse à courre est particulièrement protégée : pas d’information des zones de chasse, pas de carnet de chasse listant les participants, pas de gilet orange, des autorités de parti pris et aux petits soins ! [7]
Certaines pratiques deviennent intouchables à force d’habitude !
[1]https://www.onf.fr/chasse/les-calendriers-de-chasse-en-foret-domaniale/++cc++f10178l::jours-chasses-en-foret-domaniale-de-retz.html
[2]https://www.onf.fr/chasse/%2B/292b::calendriers-chasse-2025-2026-en-ligne-regles-securite.html
[3]https://memoiredesequipages.fr/fiche/1630/14/15793
[4]https://www.estrepublicain.fr/economie/2021/01/15/la-mort-d-un-bebe-chevreuil-tue-par-des-chiens-de-chasse-enflamme-les-reseaux-sociaux
[5]https://www.lechorepublicain.fr/mesnuls-78490/faits-divers/yvelines-la-chasse-a-courre-se-termine-dans-le-jardin-d-une-octogenaire_14221747/
[6]https://www.petitbleu.fr/2026/02/24/dans-lindre-une-convention-a-ete-signee-pour-faire-des-chasseurs-des-acteurs-cles-dans-la-lutte-contre-les-mauvaises-pratiques-de-la-chasse-13242423.php
[7]https://www.eauxglacees.com/Chasses-a-courre-pour-les-nouveaux-hobereaux-bretons
Crédit photo : One Voice









Il y a un commentaire
Gaston F.
2 mars 2026 à 18h13
IGNOBLE! mettre en avant la mort d’une femme enceinte pour tenter de justifier votre militantisme est ignoble!
Cette pauvre femme est morte sous les crocs du chien de son compagnon. Chien détenu illégalement, entrainé au mordant par son compagnon.
Toutes les analyses prouvent qu’il n’y a un seul chien qui l’a mordu : le sien.
Même le travail scientifique n’a pas de valeur pour vous, votre mépris n’a donc pas de limite.
Et vous parlez de chasse non prévue, de chiens assoiffés de sang, de pseudo témoignage et autres horreurs qui ne sont pas médiatisées : la moindre anicroche, et même pas!, le moindre fait suspect, ou rendu suspect est largement relayé par les médias et presse complaisante .